Ce qui frappe d'abord, c'est l'absence de coups de feu. Dans Foxhole, le bruit ambiant provient au début de l'effervescence des alliés qui courent dans tous les sens : quand on apparaît au quartier général de sa faction, on se retrouve entouré de bidasses qui bavassent, qui s'équipent, qui klaxonnent dans des camions ou qui déchargent des caisses avec hâte. Avant d'entendre les détonations habituelles dans les jeux de guerre, il y a toute une procédure. Il faut récupérer un fusil et quelques chargeurs au QG, trouver un groupe de soldats en partance pour le front et attendre ensemble un camion de transport. L'aventure commence dès que celui-ci démarre. Le long des chemins boueux, on passe devant un groupe d'ingénieurs qui posent des barbelés, on croise d'autres camions qui reviennent du combat, on double un conscrit qui a préféré faire le trajet à pied... Et puis, manque de bol, on se fait embusquer par trois commandos planqués dans les buissons et c'est la panique ; le camion s'arrête en travers de la route, on débarque un par un, on sort maladroitement les fusils, on riposte au jugé pendant que les potes tombent au sol, le camion explose avec tout le peloton et on se retrouve à nouveau au QG. Tenaillé par une envie furieuse : celle d'en savoir plus sur ce jeu de guerre où tout a l'air de se jouer à des kilomètres de la ligne de front.