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Jeu: Silicon Zeroes
Genre: puzzle game
Developpeur: Pleasingfungus Games (États-Unis)
Editeur: Pleasingfungus Games
Plateformes dispo: PC Windows, Linux, Mac
Plateforme test: PC Windows
Langues: anglais
Config: n'importe quel PC
Telechargement: 100 Mo
Prix: 15 €
Drm: Steam
Date de sortie: 20170918
Je suis Dana. Sitôt mon diplôme d'ingénieur en poche, j'ai été embauchée par la société ZeroTech. Mon travail ? Aider mes collègues à créer le premier microprocesseur. Mouais... Rétrospectivement, je me dis que j'aurais peut-être dû étudier l'histoire de l'art. Mais il est trop tard pour avoir des regrets. Les autres ingénieurs me fournissent des modules, charge à moi de les assembler pour leur faire accomplir une série de tâches. Les premiers montages sont simples et ressemblent à de l'électronique amusante. Relier deux modules qui contiennent des valeurs numériques fixes à un module « addition » puis stocker le résultat de ce dernier dans un dernier module, celui-là destiné à stocker une information. Fastoche. Puis viennent les modules « lire la mémoire » et « écrire la mémoire ». Ce dernier accepte deux entrées : la valeur à écrire, bien sûr, mais aussi l'adresse mémoire à laquelle écrire. Une valeur numérique peut donc, selon l'entrée où on la branche, être interprétée comme une valeur ou comme ce qu'on appelle, en informatique, un pointeur.

Processeurs et manuels.

Bientôt les problèmes se corsent : « prendre la valeur stockée à l'adresse 7, la multiplier par la valeur stockée à l'adresse mémoire stockée à l'adresse 14, puis écrire la valeur stockée à l'adresse 0 à l'adresse spécifiée par l'addition des deux valeurs récupérées plus tôt ». Arrivent ensuite les instructions : lues dans la mémoire, elles indiquent la nature de l'opération à effectuer. Si l'on trouve un 1 (qui veut dire set register, SETR pour les intimes) à l'adresse 0, cela signifie que le nombre suivant devra être stocké dans le registre, une mémoire rapide dotée de son propre adressage. Si l'on trouve un 7 (synonyme de save to memory, ou SAVE), qu'il faudra enregistrer ce nombre dans une adresse de la mémoire générale. Sans oublier de synchroniser tout ce petit monde : faire une addition est beaucoup plus rapide que lire une mémoire. Il convient donc de prendre en compte le nombre de cycles d'horloge nécessaires, sous peine de faire le calcul avec une valeur à moitié lue (et donc corrompue). On finit par fabriquer, avec ses petits doigts, quelque chose qui ressemble vraiment à un CPU primitif, et on est tout fier. Si fier qu'on aurait aimé que le jeu, plutôt que de nous proposer une suite d'exercices parfois un peu artificiels (où, par exemple, l'accès à certains modules bien utiles est restreint de façon arbitraire) nous laisse bricoler plus librement notre bébé Core i9.

Notre avis

Agar le 12 octobre 2017

| Modifié le le 25 mai 2021

Bien qu'il ait un peu trop tendance à tenir la main du joueur et à augmenter artificiellement la difficulté de ses puzzles en limitant l'accès à certaines pièces, Silicon Zeroes reste un très bon puzzle game doublé d'un excellent jeu éducatif. Il permettra aux grands et aux petits (pas trop petits quand même) de comprendre un peu mieux la façon dont fonctionne un processeur.