Au départ, Dragon of Legends m'a proposé de choisir une classe, avant de me laisser personnaliser mon avatar. J'ai donc décidé d'incarner un guerrier qui, quelques clics plus tard, s'est réveillé en slip pour apprendre qu'il est l'« être élu » de cet univers viking, où les personnages portent des noms aussi faciles à mémoriser que Hrafrn, Ilgüldurh, ou encore Rogntudjû. Rapidement, on m'envoie tuer cinq loups et cinq sangliers. « Une broutille », me dis-je avant de me faire défoncer par un porcin en colère, à cause de hit boxes toutes pétées qui donnent l'impression de taper au pifomètre. Pire encore, le jeu fait repartir le compteur de quêtes à zéro à chaque trépas. Plus démotivé que jamais, j'ai tenté le coup avec le magicien et l'archer, avant de réaliser que ces deux classes sont loin d'être terminées : certaines de leurs compétences manquent à l'appel et leurs attaques de base constituent un véritable crime contre l'humanité. Non, je n'exagère pas : il faut vraiment en vouloir à la terre entière pour imposer à ses joueurs de maintenir le clic gauche enfoncé pour charger une flèche ou une boule de feu, sans jamais leur donner un indice visuel ou sonore qui indique quand ils peuvent relâcher le bouton sans annuler l'attaque.