Quand Creative Assembly m'a fait asseoir pour quelques heures devant une version alpha de Total War Saga : Thrones of Britannia, je peinais à contenir mon excitation. Enivré par le souvenir de fières légions romaines, de puissants cavaliers perses et de cohortes de nobles samouraïs, j'étais prêt à mener à la victoire des armées auréolées de gloire lors de batailles mythiques. Et puis on m'a donné mes premières unités, des épéistes en guenilles et des paysans montés sur des chevaux souffreteux. J'ai vite pigé que le prestige ne serait pas au programme. Tout ça parce que Thrones of Britannia se déroule dans les îles britanniques de la fin du IXe siècle, à l'époque où une vingtaine de factions de gueux se disputaient l'Angleterre, l'Écosse et l'Irlande. Pas de chevaliers en armure étincelante, d'arbalétriers d'élite en rangs d'oignons ou de cavalerie lourde : le jeu nous confie le rôle d'un chef de faction mineur pour qui une hutte en caca séché représente le summum du luxe, et qui a péniblement réuni quatre ou cinq groupes de pouilleux aux dents gâtées pour aller conquérir le bout de territoire du clan voisin. Bien sûr, au fil des années il est possible de rechercher de plus puissantes technologies, d'entraîner des troupes d'élite bien équipées et de construire des catapultes. Reste que pendant au moins quelques heures, votre partie de Total War Saga : Thrones of Britannia sera consacrée à des batailles entre bouseux qui font flamber des hameaux.