À la fin du XIXe siècle aux États-Unis, la tribu osage, comme tant d'autres, a été dépossédée de ses terres et recasée dans une réserve au fin fond de l'Oklahoma. Coup de chance dans ce malheur : leur bout de roc regorge de pétrole, et voici les Osages riches, rendant verts de jalousie les Blancs qui les ont exilés. Dans les années 1920, l'avenir s'annonce radieux pour les Osages. Jusqu'au jour où les membres de la tribu commencent à mourir. De crise cardiaque (dit-on), d'accident (peut-être) ou d'une peu discrète balle dans la tête. Les meurtres se multiplient, les enquêtes s'enlisent, le FBI entre en scène. Comme à son habitude (on recommande la lecture de La Cité perdue de Z et de ses enquêtes, en anglais, dans le New Yorker), David Grann mélange dans Killers of the Flower Moon un récit au passé, terrifiant, et un reportage au présent, glaçant et furieux. Attention : n'aide pas à bien dormir.