Après avoir ordonné à mes escouades d'avancer avec précaution dans la forêt, je progresse accroupi au milieu des soldats. Soudain, des coups de feu partent, une rafale soulève un nuage de poussière à un mètre de moi. Les hommes hurlent, se jettent à terre, ripostent. Caché derrière un arbre, j'essaye de repérer les tireurs adverses tout en ordonnant à deux pelotons de prendre l'ennemi en tenaille. On croirait un rêve tiré des meilleures nuits d'ackboo, celles où il murmure « AKM… Régler le zeroing de l'AKM… » et où un grand sourire illumine son visage endormi. Ce n'est pourtant pas un rêve mais Freeman : Guerrilla Warfare, un jeu au concept très simple puisqu'il s'agit d'une grossière repompe de Mount and Blade, à une originalité près : un décor contemporain. Dans Freeman : Guerrilla Warfare, on dirige un petit groupe de soldats sur une carte stratégique, on visite des villes pour acheter des vivres et des armes, on chasse des bandits dans les bois puis on s'enhardit et on attaque des cités entières ; en bataille, le jeu passe d'une vue du dessus à un combat en temps réel en 3D, comme dans un FPS, où il est possible de donner des ordres aux troupes tout en prenant part aux fusillades. Du Mount and Blade, mais avec des armes à feu. Cela suffit à rendre Freeman : Guerrilla Warfare palpitant.