Jeu: Dissidia Final Fantasy NT
Genre: baston
Developpeur: Team Ninja (Japon)
Editeur: Square Enix
Plateformes dispo: Playstation 4, arcade
Plateforme test: Playstation 4
Langues: français
Prix: 50 €
Telechargement: 30 Go
Date de sortie: 30/01/2018
Genre: baston
Developpeur: Team Ninja (Japon)
Editeur: Square Enix
Plateformes dispo: Playstation 4, arcade
Plateforme test: Playstation 4
Langues: français
Prix: 50 €
Telechargement: 30 Go
Date de sortie: 30/01/2018
Pipomantis
le 16 février 2018
| Modifié le le 25 mai 2021
Depuis la sortie du premier épisode de la série en 2009, je nourris une étrange sympathie envers la série des Dissidia. Généralement résumée à « Smash Bros. avec les persos de Final Fantasy », elle s'avère un peu plus complexe que ça. Et voilà qu'arrive, plus de deux ans après sa sortie dans les salles d'arcade, la version console du troisième épisode.
La série des Dissidia fait un peu office de cousin benêt dans l'univers Final Fantasy. Mettons qu'aux repas de famille, il est coincé à la table des enfants avec les épisodes mobiles, Final Fantasy VII Snowboarding et Final Fantasy XV. Il faut dire que le concept de Dissidia NT – des combats nerveux à trois contre trois – s'éloigne des habitudes de la série. Et pourtant ça fonctionne. Enfin, ça fonctionne au bout d'une dizaine d'heures de jeu, après de longs moments de solitude à essayer de piger ce qui se passe à l'écran. Parce que Dissidia NT est au mieux confus, au pire conçu avec le cul. Le didacticiel, inhospitalier et laborieux, tente tant bien que mal d'expliquer les règles à grand renfort d'expressions peu claires, et il m'aura fallu attendre une demi-douzaine d'heures avant que le jeu « clique » enfin. J'ai pu appréhender les différents types de combattants (pas loin d'une trentaine, qui couvrent les épisodes classiques ainsi que FF Tactics ou Type 0), variés et bien pensés avec des attaques complémentaires, j'ai pu comprendre la quasi-totalité des informations affichées (il y a au minimum toujours neuf jauges à l'écran, mais le total peut monter à quinze pour plus de rires et de zinzinade) et j'ai surtout pu comprendre ce que je faisais de mon personnage. Et heureusement que j'ai fini par piger tout ça, sinon le jeu prenait 3/10.
L'FF de la crémière.
Le problème de ces longues heures passées à tenter de comprendre, c'est qu'elles sont accompagnées d'un nombre incalculable de petits ou gros défauts qui semblent narguer le joueur en lui disant : « Ah ouais ? T'es sûr que t'as pas envie de lâcher la manette ? Certain ? Et si je fais n'importe quoi avec la caméra pendant les affrontements, là, t'es toujours sûr ? Puis si de toute façon je mets tellement d'éléments et d'effets à l'image que tout est illisible, tu t'en fous ? Et si je te fais enchaîner les combats ad vitam pour des récompenses ridicules et pour que tes deux comparses dirigés par l'IA arrêtent d'être des chèvres, t'es toujours là ? » Et ça ne s'arrête pas là, entre l'interface lourde au possible (changer les attaques secondaires de son héros est terriblement peu pratique), le solo famélique et le massacre constant des plus belles musiques de la série à coups de claviers Bontempi et de reprises métal qui n'auraient pas détonné sur Youtube. Dissidia NT est un jeu qui semble nous mettre au défi de traverser tous ses défauts à la machette pour se repaître de son cœur fondant et moelleux. Je pense malheureusement qu'une bonne partie des joueurs n'aura pas ce courage, comme en témoignent les serveurs multijoueurs dépeuplés deux semaines après la sortie.
Il aurait fallu peu de choses pour que Dissidia Final Fantasy NT soit un très sympathique jeu de baston. Le fanservice est là, les mécaniques de base également, mais tout le reste concourt à le transformer en purge frustrante. Quel triste gâchis.