Parce que je voulais absolument tester les performances du mode coopératif d'Astroneer, j'ai dû enrôler un copain pour venir jouer avec moi. Quand il m'a demandé ce qu'il fallait faire dans ce jeu qui lui avait demandé un investissement de 20 euros, j'ai été un peu embêté. « Alors, bon, tu vois, tu atterris sur une planète chelou, tu ramasses des ressources en terraformant le sol, tu construis ta base, et puis tu explores des cavernes, tu ramasses des machins à analyser sur un banc de recherche et euh... tu fais d'autres trucs, enfin bon, promis, c'est vachement bien. » Je n'ai pas trouvé mieux, mais je lui ai montré quelques screenshots et cela a suffi. Astroneer rattrape son manque de scénario et de structure – c'est un pur bac à sable, totalement libre et contemplatif – par un style graphique d'une rare élégance, mélangeant esthétique low poly et couleurs pastel. Les photos d'écran devraient parler d'elles-mêmes. C'est le genre de jeu dans lequel, en pleine expédition pour aller ramasser de la résine ou du composite, vous vous arrêtez dix secondes afin d'admirer une planète distante passer sous l'horizon.