À sa sortie, en 1997, Ultima Online exerçait un pouvoir de séduction incroyable auprès des amateurs de jeux de rôle ou d’aventures médiévales-fantastiques. C’était le premier MMO à s’appuyer sur de véritables graphismes au lieu de se contenter de textes descriptifs, le premier à sortir des réseaux universitaires et à laisser les joueurs explorer librement l’univers de la série ultra populaire des Ultima. Ce fut un carton monumental, et pour de bonnes raisons. Bien peu de jeux proposaient à l’époque de parcourir sans contraintes un monde immense, de combattre des dragons et des trolls des montagnes, de se construire une baraque au milieu d’une vallée perdue, de visiter des métropoles exotiques et de devenir un maître alchimiste. Ultima Online était le seul à permettre de faire tout ça – et avec des amis. Lorsqu’il a été annoncé qu’il devenait free-to-play, le mois dernier, mon cerveau s’est retrouvé hanté par de vieilles images de forteresses en bois perdues dans la forêt, de villes pleines à craquer de vendeurs et d’aventuriers chevauchant sur une route côtière. J’ai proposé d’y faire un tour pour la première fois, histoire de voir comment le vénérable MMO avait évolué après plus de vingt années d’existence. Et de voir s’il avait encore de la place, en 2018, pour un noob aux yeux remplis de constellations.