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le 1 janvier 2019
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Par L-F. Sébum | le 19 décembre 2018

Canard PC 390 : Édito

Édito

Pendant longtemps, la rédac de Canard PC a été un monastère. Et pas seulement parce qu'elle était essentiellement peuplée d'hommes qui se nourrissent de bière et de fromage. C'était surtout un havre de paix hors du monde, dont le silence était à peine rompu par les « pffff... » agacés d'ackboo quand il perdait à Super Meat Boy et les « rhooo » de plaisir d'Izual découvrant un nouveau RPG indé développé en Roumanie. Mais tout cela a changé le 5 décembre dernier à 20 heures, quand s'est allumée une petite lumière rouge sur les caméras d'O'Gaming. La première émission de Canard PC. En un instant, les humbles et courageux rédacteurs, qui jusque-là travaillaient dans l'ombre avec pour tout salaire les modestes 40 000 euros nets qui leur sont versés chaque mois, sont devenus des stars. Les gens les reconnaissent dans la rue. Les motards blessés demandent à Kahn de les guérir par imposition des mains. ackboo a déjà reçu dix propositions de BFM TV. Izual est suivi en permanence d'une horde de groupies qui tendent leurs T-shirts Fallout 2 pour qu'il les dédicace. Et encore, ce n'est pas le pire : avec tous les mots gentils (merci !) que vous nous avez laissés sur le chat de l'émission, sur le forum et sur YouTube (cpc.cx/cpcemission01), on doit désormais vivre avec une pression de malades. C'est qu'il va falloir faire encore mieux la prochaine fois, sinon vous allez être déçus ! C'est pourquoi, après avoir un moment pensé à fuir avec la caisse au Nicaragua, nous avons choisi de doubler la mise. Notez-le dans vos agendas : la prochaine émission aura lieu le 9 janvier à 22 h, à l'heure où les enfants sont couchés, histoire qu'on puisse dire encore plus de gros mots.

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Mise à jour: Cet article a été écrit avant les déclarations de Cloud Impeirum Games du 20 décembre 2018 et l'annonce d'une injection de capital de 46 millions de dollars. Certains informations de l'article ont donc été mises à jour, notamment le nombre d'employés (initialement estimé à 1000).

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Les raisons de la colère

Durant la nuit qui a précédé l'écriture de ce test, j'ai fait un cauchemar dans lequel Gabe Newell insultait tout le monde dans les allées de l'E3. Apparemment fâchée, la foule s'est alors mise à le rouer de coups pendant qu'il continuait de débiter ses gros mots. Incapable d'accepter de le voir finir ainsi, je tentais de le calmer pour qu'il n'incite plus ses bourreaux à le frapper en essayant de lui rappeler sa gloire d'antan. « Tu étais l'élu ! C'était toi ! », disais-je en captant enfin l'attention de Gabe qui s'est alors tourné vers moi, le visage tuméfié et les yeux injectés de sang, avant de me hurler un « Je te hais ! » à vous glacer le sang. Il semblerait que ce mélange « prise de notes sur Artifact / la Revanche des Sith en fond sonore » ait provoqué quelques petites remontées dans mon subconscient.

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Quand le joueur dépasse les bornes

On ne parle pas assez de l'exiguïté des villes. Les ruelles qui débouchent sur des rues et les rues sur des boulevards, qui eux-mêmes s’ouvrent encore et toujours sur d’autres allées bordées de gris. Lorsque entre deux immeubles surgit une pointe de ciel bleu, que la nuit quelques étoiles apparaissent derrière les lampadaires serrés, c’est la grande évasion. Ces infimes traces d’un ailleurs sont la promesse de quelque chose. Dans le jeu vidéo, c’est derrière les murs invisibles et les décors que se trament d’autres histoires.

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Quand j'étais gosse, mes parents refusaient de m'acheter des jeux de guerre au motif qu'il s'agissait, je cite, de « jeux panpan boumboum ». Je ne vois pas bien en quoi Diablo II et Postal contribuaient davantage à mon développement intellectuel, mais passons : je voudrais ici corriger l'erreur dans l'appellation « panpan boumboum ». Tous les joueurs d'Insurgency : Sandstorm vous le diront : la guerre, ce n'est pas « panpan boumboum » mais plutôt « vroumvrrrroummmmmm SHPROTCHHHH ohbordel BLAMBLAMBLAMBLAM arghhhhh BLAM ».

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