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Perco le 14 octobre 2025

Fil d'actu

06/11

Jouons au Golfe

Après s’être offert Electronic Arts pour la modique somme de 55 milliards de dollars, le fonds d’investissement Silver Lake et le fonds souverain saoudien (PIF) avaient visiblement gardé encore un peu de petite monnaie. Leur nouvelle cible selon Reuters ? Unity Software, valorisé à environ 25 milliards de dollars. Si ces discussions préliminaires venaient à aboutir, le mastodonte derrière l'un des moteurs de jeu les plus utilisés au monde tomberait dans l'escarcelle d'un consortium déjà bien décidé à contrôler tous les tuyaux de l'industrie. Entre les souvenirs douloureux de la politique tarifaire chaotique d'Unity et la perspective de voir un outil de création aussi central racheté par des capitaux saoudiens, les développeurs ont de quoi transpirer à grosses gouttes. Silver Lake étant déjà actionnaire majoritaire, notons que le pied était déjà dans la porte jusqu'au genou. P.

05/11

Toujours vivant, toujours debout

Alors que Microsoft cherche à refourguer ce qui reste de ses acquisitions dans le cadre de sa grande cure d'austérité, Bloomberg nous apprend qu'Arkane Lyon (les pères de Dishonored et du futur Marvel's Blade) attire les convoitises. Parmi les candidats au rachat sur la table : Ubisoft. Est-ce une bonne nouvelle ? Je vous laisse juge. Toujours est-il que l'hypothèse d'une fermeture comme vécue par son cousin Arkane Austin en 2024, s'éloigne un peu. Quoi qu'il en soit, dans le lot des propositions – car outre Ubisoft, il y aurait au moins deux autres offres sur le bureau d'Asha Sharma –, le deal garantirait en principe à Arkane de terminer Marvel's Blade, attendu d'ici un ou deux ans. Microsoft s'est d'ailleurs donné un peu d'air en repoussant l'échéance de la fermeture au 13 décembre. P.

04/11

C'est le noooord !

En Corée du Sud, le député indépendant Han Dong-hoon a trouvé le moyen ultime de tacler la politique de sécurité du président Lee Jae Myung : lui recommander chaudement de s'enfiler la campagne de Call of Duty: Modern Warfare 4, dont l'intrigue imagine une invasion frontale du pays par le voisin du Nord. Selon l'élu, c'est le support idéal pour mesurer la dévastation potentielle d'un tel conflit et revoir d'urgence la préparation militaire du pays, en servant d'électrochoc face à ce scénario. Quand les hommes politiques commencent à utiliser le jeu vidéo d'Activision comme manuel de stratégie de défense nationale, on se dit que le monde va décidément de mieux en mieux. On espère qu'il en profitera pour refaire la campagne de Gear of War : E-Day, au cas où des Locustes viseraient un jour le pays, ou celle de DOOM : The Dark Ages, si des démons s'y collent à leur tour. P

03/11

À un budget de pierre

Voilà ce qui s’appelle tomber juste devant la ligne d’arrivée : le futur Chronicles : Medieval, qu’on a pu voir à la Gamescom cette année et qui ressemblait tout de même follement à un Total War, était quasi prêt pour son accès anticipé, prévu pour début 2027, mais le studio Raw Power Game vient de perdre un financement important et se retrouve dans la panade. « Sans ce financement, nous ne pouvons plus développer Chronicles : Medieval, et le studio risque sérieusement de fermer ses portes », déclarent-ils. Forcément, on se demande si le budget mis pour avoir Tom Hardy comme narrateur dans le premier trailer d’annonce du jeu il y a un an n’était pas finalement une dépense un peu hâtive. P.

02/11

Il a faillite réussir

Toshihiro Nagoshi, le papa historique de la saga Yakuza, aura finalement perdu face à la dure loi du marché . Après avoir quitté Sega pour fonder son propre studio sous giron NetEase, la messe est dite : Nagoshi Studio a officiellement fermé ses portes , emportant dans sa tombe son futur jeu d'action Gang of Dragon (avec l'acteur Ma Dong-seok en tête d'affiche). Entre des coûts de développement qui s’envolaient  (réclamant des dizaines de millions de dollars supplémentaires) et un soutien financier de NetEase s'étant évaporé en cours de route, le studio aura fait long feu. Vouloir s'affranchir des grands éditeurs pour finir par se fracasser sur la dure réalité des budgets limités, c'est la triste routine de l'industrie. On se doutait depuis des mois de cette issue, mais c'est toujours triste de retrouver le corps. P.