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Fil d'actu
12/02
Highguard à vous
L'encre n'était pas encore sèche au moment où j'écrivais que Riot licenciait des employés seulement trois semaines après la sortie de 2XKO, et là, c'est au tour du studio Wildlight de virer une partie de ses salariés deux semaines, soit quatorze jours, soit à peu près le temps qu'il me faut pour lire l'intégralité des titres de mon backlog Steam auxquels je n'aurais jamais le temps de jouer à voix haute, après la sortie de Highguard. C'est quoi la prochaine étape, nom d'une pipe ? Remercier les gens en plein launch day ? pendant la pré-production ? le jour où quelqu'un, quelque part dans un studio, aura un embryon d'idée ? le jour où un embryon de développeur se formera dans le ventre d'une mère ? Vous me fatiguez. ER.
10/02
Tout est 2XKO
À peine trois semaines après la sortie du jeu de combat 2XKO, Riot a décidé de licencier 80 de ses employés : « Le jeu a résonné auprès d'un public passionné, mais cet élan global ne suffira pas pour maintenir la taille de notre équipe de développement sur le long terme », a déclaré le producteur exécutif Tom Cannon. Je sais que cette industrie est carnassière et que Riot n'est pas exactement réputé pour être une entreprise où des employés arborant des t-shirts « J'aime ma boîte » entameraient spontanément des petites rondes de joie autour d'une statue grandeur nature de leur PDG, mais trois semaines, bon sang de bonsoir ? Vous pourriez au moins faire semblant de donner une chance aux gens la prochaine fois. ER.
09/02
Rien que pour vos chevaux
Nous avons quelques nouvelles du studio indépendant italien Santa Ragione, qui avait pas mal fait parler de lui en décembre dernier. Pour rappel, leur jeu Horses est une expérience surréaliste en noir et blanc où l'on incarnait un jeune homme dans une ferme peuplée d'humanoïdes nus à têtes de chevaux, lequel a été brutalement retiré des plateformes Steam et Epic au moment de sa sortie. En réagissant à une interview du vice-président d'Epic, qui proclamait haut et fort tout son amour pour le studio, Santa Ragione a répondu par le biais de son compte officiel sur BlueSky : « Epic a fait de fausses déclarations concernant le contenu du jeu, a refusé de fournir des détails pour appuyer ces affirmations (...). Ils n'aiment pas notre studio, et nous ont factuellement ghostés. » Sortez le pop-corn, ça pourrait encore durer un petit moment. ER.
06/02
Guillemotine
Après avoir annulé tout un tas de jeux, dont le remake de Prince of Persia : les sables du temps, et dégraissé ses équipes, Ubisoft continue sa cure d’amaigrissement. Nos confrères et amis d’Origami révèlent que l’éditeur français met fin au projet AC League, développé par sa branche d’Annecy. Un potentiel DLC qui ajoutait du contenu multijoueur pour Assassin’s Creed Shadows et aurait servi à intégrer une composante multi dans les futurs projets de la série. L’équipe avait réfléchi à plusieurs autres options, dont celle d’en faire un jeu autonome au scope plus restreint. Une réunion chez Vantage, la filiale d’Ubisoft cofinancée par Tencent et dirigée par Charlie Guillemot a mis fin aux réflexions en coupant net le projet, tout en demandant à un petit groupe de développeurs : « Faites-moi un petit doggy bag des évolutions techniques imaginées et je mangerai peut-être ça plus tard, dans des modes coop'. » P.
05/02
Les gens sont méchants
Highguard, jeu de raid en PvP mis en lumière aux derniers Game Awards, vient à peine de sortir que Wildlight doit déjà commenter la toxicité des réactions, disons, mitigées des joueurs. Le CEO explique que « c’est un vrai défi », ce qui est une manière polie de dire que certains ont accueilli le jeu avec la grâce d’un troll sous amphétamines. Selon Bloomberg, ils avaient prévu une sortie plus discrète, mais l'offre de Geoff était difficile à refuser. Wildlight assure qu’ils apprennent, qu’ils s’adaptent, qu’ils veulent faire mieux. Admirable. Mais dans un monde où la moindre sortie multijoueur déclenche instantanément un concours de qui criera le plus fort « dead game », on se demande si Highguard n’a pas simplement découvert la règle numéro un du lancement moderne : peu importe ce que vous faites, Internet vous déteste déjà. Bref, Wildlight veut calmer la toxicité. Bonne chance à eux. On a vu des gens tenter de dompter des tornades avec un parapluie. P.