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Perco le 14 octobre 2025

Fil d'actu

18/09

Protéger les enfants, énerver les adultes

Bon, il faut qu'on parle de l'EU Kids Act. Cette toute nouvelle proposition de loi européenne a pour vocation de protéger nos p'tits bou'd'chou des grands dangers de l'ère numérique. Par exemple : finis les réseaux sociaux ou les chatbots IA en dessous de treize ans (parfait), finis les loot boxes en dessous de 18 ans (impec'), mais aussi un contrôle plus strict dans le domaine du jeu vidéo. En pratique, cela veut dire que le petit Mattéo, douze ans, ne pourra plus simplement cliquer sur « Oui, j'ai plus de 18 ans » pour détruire son âme d'enfant sur un shoot en ligne un peu violent. Ce qui est en soi très bien, mais implique un système de vérification d'âge qui touchera aussi les adultes. Plusieurs solutions sont envisagées, dont un scan obligatoire du visage par IA ou un passeport numérique européen permettant de prouver son âge (de manière anonyme) aux plateformes comme Steam et aux éditeurs de jeu vidéo. Cela risque d'agacer beaucoup de monde. Des représentants de l'industrie, dont Video Games Europe, tirent déjà la sonnette d'alarme, rappelant qu'il existe déjà un système de classification (le PEGI) et qu'il n'y a pas besoin d'y rajouter une nouvelle couche techno-bureaucratique. L'EU Kids Act pourrait être approuvé par le Parlement européen et les États membres fin 2026 ou début 2027. A.

17/09

Les patrons du jeu vidéo sont d'excellents communiquants

Wardogs cartonne. Des millions d'exemplaires vendus en quelques jours. Mais au lieu de compter ses lingots d'or, Joe Brammer, patron de Bulkhead, a ouvert sa grande bouche. Dans le Game Business Show, il a notamment avoué que son studio scanne les réseaux sociaux de ses potentielles recrues pour éliminer toutes celles qui s'expriment contre le crunch, allégrement pratiqué sur Wardogs. « On leur dit qu'ils ne vont pas être heureux chez nous, et on ne les embauche pas », a-t-il avoué en toute détente. Il doit être si fier d'être un patron d'élite. Après s'être fait écharper par tout Internet, il a furieusement rétropédalé chez Eurogamer, expliquant en gros que ses propos ont été mal interprétés, qu'il a proposé la semaine de quatre jours à ses employés, que le crunch est « optionnel » et que Bulkhead, vous savez, c'est avant tout une grande famille. Dernièrement, on l'aurait vu en train d'installer en panique une table de ping-pong et un baby-foot au milieu de l'open space. A.

17/09

À l'est, rien Denuvo

Tout le monde connaît la célèbre et controversée protection antipiratage Denuvo. Jusqu'à un passé récent, les jeux intégrant cette technologie mettaient souvent plusieurs mois, voire plusieurs années avant d'être « crackés » par les pirates. Cela l'a rendu très populaire chez les gros éditeurs, beaucoup moins chez les consommateurs, qui lui reprochent de bouffer des cycles CPU et donc de dégrader les performances. Courant 2026, le pirate voices38 a mis au point une technique permettant de contourner rapidement la protection. Denuvo a d'abord minimisé l'affaire en déclarant que « tkt, on gère, on va boucher les trous », ce à quoi voices38 a répondu en déplombant pas moins de cinq jeux d'affilée début septembre. Résultat, pour la première fois de son histoire, Denuvo porte plainte devant la justice californienne afin d'obtenir, entre autres, les logs Reddit, Discord et Steam qui permettraient d'identifier voices38. Celui-ci a répondu dans un commentaire Reddit : « Tout va bien. Tout va continuer normalement ». Probablement parce qu'il ne risque rien dans le lointain pays où il se trouve. A.

17/09

Alignement, désastre

Avoir des ambitions, c'est bien. Avoir l'ambition de faire un nouveau GTA sans se planter lamentablement en sortant un jeu dans un état catastrophique où chaque pixel semble lutter pour exister à l'écran, c'est mieux. Build a Rocket Boy, le studio écossais à l'origine de la catastrophe industrielle MindsEye (qui avait, pour rappel, donné envie à Noddus de faire appel aux agents de Men in Black pour lui faire oublier ses douze heures laborieuses passées sur le jeu), s'apprête à fermer ses portes. C'était malheureusement prévisible, après plusieurs vagues de licenciements et près de 400 postes supprimés depuis la sortie du jeu, nous rappelle le site Kotaku. ER.

16/09

Paradox en mode Mad Max

Paradox vient d'annoncer un nouveau projet développé par l'un de ses studios internes. Évidemment, il s'agira d'un jeu de stratégie, dans la grande tradition suédoise, mais sans un vrai background historique comme Crusader Kings 3, Hearts of Iron IV et Europa Universalis 5. Afterworld se déroulera en effet dans une Amérique du Nord post-apocalyptique, dans laquelle il faudra rebâtir un semblant de civilisation. Peu d'infos pour l'instant, si ce n'est une poignée de photos d'écran qui nous indiquent que le style Paradox – une grande carte lézardée de frontières et de gros menus pleins de chiffres sur la gauche de l'écran – sera respecté. L'éditeur suédois nous sort son laïus habituel : ce sera une simulation profonde et complexe, tout en étant plus accessible que ses jeux historiques hardcore. Ils nous avaient dit la même chose pour Stellaris il y a une dizaine d'années, et ils s'en étaient plutôt bien sortis. A.