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le 1 avril 2019
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Par L-F. Sébum | le 21 mars 2019

Canard PC 393 : Édito

Édito

Aujourd'hui, c'est le printemps ! Enfin pas pour vous, enfin si, pour vous aussi, mais je veux dire, pour nous, là, à l'heure où j'écris ces lignes, c'est le premier jour du printemps, et le soleil darde tout ce qu'il peut à travers le brouillard jaunâtre de la pollution parisienne. Et là, réunis tous ensemble, en T-shirt et chemise autour de la grande table de la rédac', on panique. « Non mais attends, on ne va quand même pas mettre ça ! », s'écrie Kahn Lusth, qui est beaucoup moins dark que le laisse penser son blouson en cuir. Il faut savoir, chers lecteurs, chères lectrices, que nous avons beau être un peu bordéliques dans cette rédac, et plus soucieux des choses de l'esprit (et de ne pas se fatiguer) que de basses considérations commerciales, on essaye tout de même de mettre en couv' des accroches susceptibles d'attirer le chaland. Ou tout du moins de ne pas le faire fuir trop vite. Par exemple, pas un dossier sur la mort dans les jeux vidéo. Ah, il est passionnant, hein, le dossier de Robin Déboîte, aucun doute, mais en couv', comme ça, « LA MORT », en gros, ça risque de ne pas trop passer au début des beaux jours. « Sinon il y a le dossier d'Izual sur les jeux devenus introuvables ! – Ah ben ouais, super, on va dire aux gens "tout sur des jeux auxquels vous pourrez pas jouer", super ! » Attendez, il y a encore une option, mais oui, le papier de Noël Malware qui dit que jouer, quand même, c'est perdre son temps. « Ou bien on met les trois, "pourquoi vous allez perdre votre temps à chercher des jeux introuvables avant de mourir", moi j'aime bien », ajoute Malware – il a bossé chez Vice aussi, il faut le pardonner. Heureusement, pour mettre un peu de bonne humeur sur cette couv', il nous restait le dossier d'ackboo, « pourquoi les jeux sont tous complètement bugués ». Tout est bien qui finit bien.

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Factory Town

Comment négocier un village serré

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Qui aurait pu penser, avant l'extraordinaire Factorio, qu'organiser des circuits de tapis roulants sur une planète hostile était l'une des choses les plus excitantes à faire dans un jeu vidéo ? Factory Town nous propose à peu près la même chose, dans l'univers gentil et coloré d'un petit village productiviste.

Je vis des hauts et des bas

À la recherche du temps perdu à jouer

J’ai été triste, récemment. Enfin, plus que d’habitude. C’est à cause des recommandations YouTube. Ça fonctionne comme ça : au début, on veut seulement revoir l’intervention d'un type sur une chaîne de télévision puis, rapidement, on regarde une conférence d’Étienne Chouard sur le capitalisme, avant de basculer sur une vidéo d’Alain Soral en plein délire et, sans trop s’en rendre compte, voilà qu’à une heure du matin, on est toujours sur YouTube en train de regarder une vidéo « Il tente d'envahir la Pologne, ça tourne mal ».

Test

Anthem

Il est pas fort, Anthem

« Alors c'est ici le coin des gens punis ? » Toto-la-déglingue, Denis-la-pub, Ivan-le-patronat... Les uns après les autres, ils passent devant nos bureaux, les mains jointes devant la taille, comme pour rendre un dernier hommage à un cher disparu. Nos bureaux, ce sont celui de Noël Malware, où il joue à The Division 2 en poussant de longs soupirs désespérés, et le mien, sur lequel je me suis endormi après une dernière expédition dans Anthem. « C'est marrant, on dirait le même jeu avec une skin différente », remarquent les membres de la procession en se penchant sur nos écrans. Noël commence à sangloter. Oui, voilà la seule différence avec un cortège funéraire : ici, ce sont les morts qui pleurent.

Dossier

« Mais pourquoi vos jeux ont-ils des défauts ? »

Des développeurs nous répondent

Dans le dernier numéro de Canard PC, à la rubrique « Je vis des hauts et des bas », nous avons couiné sur tous ces petits défauts qu'on trouve parfois dans nos jeux vidéo favoris, et qui finissent par ruiner la « qualité de vie » du joueur. L'article a suscité de vives critiques de la part des développeurs français sur les réseaux sociaux. Alors nous leur avons demandé de nous expliquer pourquoi nous avions eu tort de nous plaindre. Trois d'entre eux ont accepté d'être interviewés. Deux ont souhaité rester anonymes, pour avoir une parole plus libre. Nous les appellerons Roger et Raymond, ils travaillent au cœur de prestigieux studios français, l'un en tant que lead de son département, l'autre en tant que programmeur généraliste. Florent Maurin, lui, témoigne à visage découvert, car il est son propre patron. Il a fondé le studio indé The Pixel Hunt, à qui l'on doit le jeu Enterre-moi, mon Amour. Tous les trois, ils nous expliquent pourquoi le jeu parfait n'existe pas, et comment ils recoivent les critiques qu'on leur adresse. De quoi nous faire regarder les bugs avec un autre œil.

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Je vis des hauts et des bas

De l'art de commander en ligne

(des joueurs hein, pas des pizzas)

N'en déplaise aux hippies fumeurs de Marie-Jeanne et autres chevelus récalcitrants à l'autorité, il faut parfois un leader dans les jeux multijoueurs. Mais bon dieu, que ce rôle est pénible. Ardu, épuisant, ingrat, j'ai toujours vu l'exercice du commandement comme une punition, une purge, une torture qui durera le temps de la soirée. Et l'immense majorité des joueurs semble du même avis. Alors que faire lorsque les camarades et la malchance nous posent des galons sur les épaulettes ?

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Call of Cthulhu

Poulpe Fiction

Depuis qu'un ami m'a écrit adorer Lovecraft et en particulier Call of Chutlu (sic), je ne peux pas m'empêcher de penser que le vieux H. P. est passé à côté d'une mine d'or : Chutlu, le petit poney mignon, dont l'appel est une charmante comptine qui résonne dans les plaines verdoyantes. Les chaînes de télé pour enfants se seraient arraché le concept à prix d'or. Alors que Call of Cthulhu là, excusez-moi mais ça ferait un dessin animé absolument nul pour la catégorie des 4 à 6 ans. Écrivains, réfléchissez deux minutes avant de nommer vos créations.

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Assassin's Creed Odyssey

Une suite à la saveur doux-Homère

Seul contre tous dans une rédaction blasée, je persiste à penser qu'Assassin's Creed Origins est un chef-d'œuvre, le meilleur épisode de la franchise, et la preuve qu'Ubisoft commence enfin à sortir la tête de l'eau après six ans à nous avoir sorti des ribambelles de jeux « corrects, mais pas top ». Alors si l'éditeur nous propose peu ou prou la même qualité d'aventure dans la Grèce antique, je signe tout de suite.

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