Il faut reconnaître une certaine constance à Nintendo : cela fait bientôt douze ans, depuis les débuts de la Wii fin 2006, que le constructeur japonais tente de nous refourguer du motion gaming à toutes les sauces, de toutes les façons possibles. Nintendo Labo n’est que la dernière occurrence d’une longue série. Il y a eu la grande époque de la Wii, bien sûr, avec ses jeux simplistes où l’on faisait de grands gestes du bras (ou parfois de petits mouvements du poignet) et où l’on se convainquait que les personnages à l’écran les reproduisaient de façon réaliste. Une époque où, pour enrober les wiimotes, Nintendo et d’autres fabricants vendaient d’innombrables gadgets : volant de course, canne à pêche, crosse de fusil, épée et bouclier, batte de baseball, club de golf, raquette de tennis, queues de billard, gants de boxe, baguettes de batterie, saxophone, guitare, maracas, violon, pom-poms... Tout était bon pour habiller la wiimote. Et tout était aussi parfaitement inutile. Plus récemment, il y a eu les mini-jeux de 1-2-Switch, qui revenaient à une forme d’épure en retirant tous les accessoires, et qui servaient surtout de démonstration technique des capacités des joy-cons, les wiimotes de la Switch.