Un jour, je pourrai enfin quitter l’horreur urbaine qu’est Paris. Je laisserai derrière moi cette ville-verrue où des rentiers vous louent 20 m² avec vue imprenable sur une barre d’immeuble ou une avenue embouteillée pour 900 euros par mois. J’irai enfin vivre à la campagne, je serai nu, j’aurai une couronne de fleurs dans les cheveux, je boirai l’eau des ruisseaux, je gambaderai avec mes chèvres et mes moutons dans une nature saine et revigorante. Bien sûr, j’aurai un grand jardin, mais là pas question de faire n’importe quoi. Il sera organisé comme un camp militaire grâce à Garden Planner. Vous voyez les applications pour placer les meubles dans une maison ? C’est la même chose version parcs, jardins et potagers. Vous planifiez au millimètre la position des plants de légumes, des parterres, des buissons, vous tracez de petits chemins de pierre sur le gazon, vous mettez un barbecue par-ci, une clôture en bois par-là. J’ai passé une après-midi entière à construire le jardin de mes rêves dans la version d’essai, valable dix jours. J’achèterai la version complète quand on m’autorisera enfin à télétravailler depuis une ferme du Luberon.