Hitman (2016) est de ces jeux qui vous marquent autant par leur originalité que par leur qualité. Ses immenses et sublimes niveaux, où l'on dirige un tueur à gages libre de ses mouvements et capable, pour atteindre sa cible, de se déguiser en flic aussi bien que d'escalader un clocher, m'ont scotché pendant des dizaines et des dizaines d'heures. Comment surpasser ce jeu brillantissime au degré de finition rarement atteint ? Eh bien, c'est simple, il suffit de faire exactement le même jeu et de le qualifier de suite. Pour Hitman 2, IO Interactive joue donc la sécurité, et nous file grosso modo du rab' du précédent. Pourquoi pas, après tout ? C'était tellement bien, pas la peine de réinventer la roue. Lâché une heure dans un magnifique niveau situé à Miami près d'un circuit de Formule 1 (déjà montré à l'E3, où il n'était par contre pas possible d'y jouer), j'ai pu constater par moi-même que la recette n'a pas changé d'un pouce. Je me suis introduit dans le parking du bâtiment administratif jouxtant la course, j'ai fumé quelques vigiles puis, muni de leur uniforme, me suis infiltré dans les étages où j'ai lancé un couteau de cuisine dans la tête d'une de mes cibles. Puis je suis redescendu et j'ai saboté la bagnole du pilote que je devais également tuer, le tout après avoir assommé maints policiers et m'être accroupi derrière moult piliers.