Depuis quelques années, Zachtronics enchaîne les sorties, avec à peu près un nouveau jeu de réflexion et de programmation par an. Infinifactory, TIS-100, Shenzhen I/O, Opus Magnum et maintenant Exapunks, qui font tous suite à SpaceChem sorti en 2011. Bien sûr, ils sont tous différents... mais le sont-ils tant que ça ? Tous fonctionnent sur le même principe : vous apprendre, petit à petit, à automatiser et éventuellement optimiser une chaîne de production. Tous demandent d'apprendre à découper une tâche en une multitude de sous-tâches et à les mutualiser si besoin. Certains contiennent un didacticiel intégré et fonctionnent avec du glisser-déposer, d'autres (c'est le cas des jeux les moins visuels du lot, TIS-100, Shenzhen I/O et Exapunks) vous demandent d'imprimer un manuel pour apprendre un langage de programmation (dans le cas présent, un « zine » sur la culture underground, avec des instructions de hacking), puis de taper vous-même toutes les commandes dans une interface. Et c'est ce qu'on fait dans Exapunks, où l'on programme des nanorobots (les « exa ») pour qu'ils transmettent ou modifient des informations. En réalité, on hacke la planète, mais le contexte n'est jamais très important dans les problèmes présentés par le jeu.