J'aime Kerbal Space Program d'un amour viscéral. Je le considère comme l'un des titres les plus importants de l'histoire du jeu vidéo, pour toutes les innovations qu'il a apportées, pour ses mécanismes inédits, pour sa valeur pédagogique incroyable. Il est probable qu'en 2052, lorsque nous ferons des allers-retours Terre-Mars pour aller passer des vacances à MuskCity, l'engin qui nous y emmènera aura été conçu par un ingénieur qui s'est pris de passion pour l'espace grâce à ce jeu. J'en suis arrivé à un point où, lorsque Kerbal Space Program est en solde, j'en achète quelques exemplaires pour les offrir à des gens que j'aime. Bref, je suis un fanboy complet. Alors quand j'ai vu arriver SimpleRockets 2, j'ai tout de suite pris la position d'une chatte défendant son chaton. Dos courbé, poil hérissé, queue gonflée, toutes griffes dehors, j'étais prêt à éviscérer ce clone de l'intouchable KSP. Comment osaient-ils reprendre la même interface de création de fusées ? le look de la planète de départ, des pièces détachées, et même des nodes de navigation ? Quel scandale, me disais-je, encore un jeu-photocopie craché par des développeurs sans imagination. Et puis, parce qu'il fallait quand même bien le tester, j'y ai passé une heure. Deux heures. Six heures. Et j'ai commencé à regarder SimpleRockets 2 d'un autre œil.