Pour aller au plus évident, Hades est donc le nouveau jeu de Supergiant Games, un studio plutôt solide sur ses appuis puisqu'on lui doit notamment Bastion et Pyre, deux jeux bien accueillis par la critique et par les joueurs. Annoncé et aussitôt rendu disponible en accès anticipé lors de la cérémonie des Game Awards 2018, Hades vous place dans les pompes du fils du dieu du même nom, avec un objectif tout simple : foutre le camp des Enfers comme le premier adolescent fugueur venu, mais en essayant de finir un peu moins au fond d'un sous-bois de l’Essonne, les membres dispersés dans différents sacs-poubelles. On commence une partie, on court un peu dans tous les sens, on découvre un gameplay et une direction artistique qui évoquent vaguement un Diablo à la sauce mythologie grecque, on rencontre un premier adversaire, on lui balance quelques grands coups d'épée, on dashe, on envoie un coup spécial et on finit rapidement par se prendre une grande mandale qui signe la fin de l'aventure et le début du prochain essai. C'est que, sous ses airs un peu mignons, avec ses jolis décors finement dessinés et son humour pince-sans-rire, Hades cache un rogue-lite exigeant – comme tous les rogue-lite – où la mort joue un rôle prépondérant. Chaque essai donne lieu à quelques points à répartir dans de nouvelles compétences (regagner quelques points de vie après chaque salle visitée, faire davantage de dégâts dans le dos des ennemis, bénéficier de plus de dashs…) qui devraient rendre l'expérience un peu plus facile à chaque fois, mais pas suffisamment pour ne pas déjà passer quelques bonnes heures à pester. Après, tout dépendra, bien entendu, de votre talent personnel. Dans mon cas, ça a été long, très long...