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« Mais pourquoi vos jeux ont-ils des défauts ? »

Des développeurs nous répondent

Dans le dernier numéro de Canard PC, à la rubrique « Je vis des hauts et des bas », nous avons couiné sur tous ces petits défauts qu'on trouve parfois dans nos jeux vidéo favoris, et qui finissent par ruiner la « qualité de vie » du joueur. L'article a suscité de vives critiques de la part des développeurs français sur les réseaux sociaux. Alors nous leur avons demandé de nous expliquer pourquoi nous avions eu tort de nous plaindre. Trois d'entre eux ont accepté d'être interviewés. Deux ont souhaité rester anonymes, pour avoir une parole plus libre. Nous les appellerons Roger et Raymond, ils travaillent au cœur de prestigieux studios français, l'un en tant que lead de son département, l'autre en tant que programmeur généraliste. Florent Maurin, lui, témoigne à visage découvert, car il est son propre patron. Il a fondé le studio indé The Pixel Hunt, à qui l'on doit le jeu Enterre-moi, mon Amour. Tous les trois, ils nous expliquent pourquoi le jeu parfait n'existe pas, et comment ils recoivent les critiques qu'on leur adresse. De quoi nous faire regarder les bugs avec un autre œil.

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Une fois de plus, jouer à Among Us m'a appris beaucoup de choses sur la justice. C'est une déformation personnelle : tout ce que je fais m'apprend beaucoup de choses sur la justice. J'ai appris, par exemple, que quelqu'un qui bégaie n'est pas forcément coupable, qu'on peut parfaitement être persuadé d'avoir vu quelque chose et se tromper, et que la présomption d'innocence, c'est un peu comme le Père Noël, sauf que la plupart des gens y croient toute leur vie.

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AI Dungeon 2

Donjons et Dragon

Fin 2019, des étoiles plein les yeux, je vous parlais d'AI Dungeon, ce jeu de rôles en mode texte qui utilise un réseau de neurones pour générer des aventures en temps réel. Un an plus tard, ce qui n'était à l'origine que le projet de fin d'études d'un certain Nick Walton est devenu une des stars du JV indépendant, attirant rôlistes, curieux, artistes et passionnés d'IA par milliers, et explosant les factures d'hébergement du pauvre Nick. Souhaitant comme tout un chacun éviter les huissiers, Walton propose désormais un abonnement premium : pour 10 dollars par mois, vous aurez accès à Dragon, un modèle de génération de texte « révolutionnaire ».

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Ça ne va pas fort chez Blizzard. Non seulement les employés sont si peu payés qu'ils n'arrivent pas à se nourrir et se bourrent de café pour se couper l'appétit (non, ce n'est pas une blague : cpc.cx/blizzardsalaires) mais en plus, j'en suis persuadé, les développeurs de Diablo IV ont été enfermés dans une cave. C'est la seule explication rationnelle au déballage auquel on assiste aujourd'hui. Trop heureux de voir à nouveau la lumière du jour après des années de silence et d'obscurité durant lesquelles ils devaient nier jusqu'à l'existence du jeu, ils n'arrêtent plus de parler.

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