Lors de sa sortie, Sea of Thieves était un formidable simulateur de promenades dont la partie graphique – absolument splendide – offrait un voyage en première classe à tous les amateurs de piraterie dans mon genre. La qualité époustouflante de la mer, la finesse de ses éclairages, son univers cartoon à la Monkey Island... Il fallait être mort à l'intérieur pour ne pas s'extasier devant la Lune qui luisait à travers le sommet des vagues. Mais Sea of Thieves était surtout une coquille vide, qui ne nous proposait pas grand chose d'autre que de farmer de la réputation auprès de trois pauvres factions. Du moins en général, puisque les plus enhardis pouvaient foncer vers les forts squelettes qui signalaient leur activation via un énorme nuage en forme de crâne, incitant les joueurs à s'y retrouver pour les éradiquer. Puis à s'entretuer pour les récompenses, car il ne faut pas oublier que le jeu a été sauvé par son PVP ouvert, associé au fait que les coffres et autres crânes devaient être rendus auprès de certains PNJ pour toucher une prime. Une mécanique qui, l'air de rien, ajoutait un peu de sel dans une recette qui en manquait cruellement.