À quelques mois de sa sortie, le prochain grand jeu de rôles d'Obsidian continue de diviser. Beaucoup croient toujours dur comme fer qu'il s'agira d'un excellent Fallout : New Vegas dans l'espace, même si l'équipe qui bosse dessus n'a pas grand-chose à voir avec celle du chef-d’œuvre post-apo'. Les sceptiques, à l'inverse, pointent du doigt une planète alien hyper-générique et des fusillades où seul l'ennui est mortel, inspirées par Destiny (il y a même les gros chiffres rouges qui apparaissent lorsqu'on touche une cible : 1251 ! 3249 ! 276538 !). La présentation du jeu à l'E3 a confirmé la gravité de ces points négatifs, mais elle a aussi apporté de l'eau au moulin des optimistes en démontrant enfin tout le charme de l'univers de The Outer Worlds. Certes, on savait déjà que le jeu se déroulait dans un futur blindé d'humour noir, où des méga-entreprises au look rétro luttent entre elles pour coloniser l'espace. Mais le mélange de technologies futuristes et de décors au style très western donne un résultat enthousiasmant, surtout lorsqu'il est accompagné d'idées intéressantes (comme cette bourgade souterraine typique du Far West) et de dialogues bien ficelés. Côté possibilités et ouverture, on a aussi pu assister à une chouette mission que le joueur pouvait résoudre grâce à la parlotte, les combats ou l'infiltration. De quoi redonner confiance en The Outer Worlds et faire vaciller les sceptiques. Espérons juste qu'on pourra se la jouer infiltration en permanence, histoire d'esquiver des combats qui s'annoncent décidément ignobles de chez ignobles.