Oui, Bunny Kingdom sort tout droit du cerveau de Richard Garfield, alias « Monsieur Magic : l'Assemblée », que – pour une raison inexplicable – je confonds en permanence avec Richard Garriott. L'histoire, elle, est plus simple : envoyés par le roi des lapins, quelques seigneurs représentés par les joueurs vont coloniser « le nouveau monde », vaste étendue dans laquelle quelques pionniers lapins se sont déjà installés, sans doute au prix de nombreux morts sur une nationale. La carte, élément central du jeu, est donc divisée en cent cases, numérotées de 1 à 10 dans le sens de la largeur et identifiées de A à J en hauteur. Des cases extrêmement importantes puisque chacun va y déposer des lapins pour se les approprier et, si possible, les connecter entre elles afin de former des fiefs. Fiefs qui, durant la phase finale de chaque tour, généreront des points et permettront après quatre tours de voir qui va se taper la prochaine vaisselle.