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Jeu: Bunny Kingdom
Genre: draft, placement
Createurs: Richard Garfield
Editeur: Iello
Nb joueurs: de deux à quatre
Duree: 45 min
Difficulte: facile
Prix: 45 €
Sortie prevue: déjà disponible
Oui, Bunny Kingdom sort tout droit du cerveau de Richard Garfield, alias « Monsieur Magic : l'Assemblée », que – pour une raison inexplicable – je confonds en permanence avec Richard Garriott. L'histoire, elle, est plus simple : envoyés par le roi des lapins, quelques seigneurs représentés par les joueurs vont coloniser « le nouveau monde », vaste étendue dans laquelle quelques pionniers lapins se sont déjà installés, sans doute au prix de nombreux morts sur une nationale. La carte, élément central du jeu, est donc divisée en cent cases, numérotées de 1 à 10 dans le sens de la largeur et identifiées de A à J en hauteur. Des cases extrêmement importantes puisque chacun va y déposer des lapins pour se les approprier et, si possible, les connecter entre elles afin de former des fiefs. Fiefs qui, durant la phase finale de chaque tour, généreront des points et permettront après quatre tours de voir qui va se taper la prochaine vaisselle.

Lapins clandestins.

Chaque tour débute sur une phase d'exploration, durant laquelle chacun des joueurs va recevoir dix cartes, en jouer deux puis passer le reste à son voisin. La draft tient donc une place centrale dans Bunny Kingdom puisqu'on finit par savoir qui a quoi dans sa main. Les cartes, elles, se divisent en quelques catégories, à commencer par celles qui pointent un emplacement sur le plateau et permettent d'y poser un « tit pinpin » pour s'en emparer. Ensuite, il faut encore choper quelques cartes de cités, numérotées de un à trois et dont la valeur indique la puissance de cette dernière. À moins de préférer des constructions plus subtiles, comme celles qui permettent par exemple d'installer de nouvelles ressources, en plus de celles déjà imprimées sur le plateau de jeu. Et une fois que toutes les cartes sont dépensées, reste enfin à attaquer la phase de construction et de collecte.

Lapins enfantins.

Cette fois, chacun dépose ses constructions sur les cases qu'il occupe, puis fait ses comptes. Durant cette phase, chaque fief est représenté par tous les ensembles de cases occupées par nos lapins, connectées entre elles et dotées d'au moins une cité. Fiefs dont il suffit de compter les tours de chaque citéNote : 1 puis de multiplier le chiffre par le nombre de ressources uniques présentes dans le territoire. De simple jeu de draft et de placement, Bunny Kingdom devient alors un casse-tête géant, où chacun tente de former des territoires riches en ressources, sans oublier de jouer quelques parchemins, des cartes qui offrent des points bonus lorsque leurs objectifs sont remplis. Un jeu qui ne brille pas par son ambiance puisque tout le monde joue dans son coin, mais plutôt pour sa capacité à faire turbiner nos cerveaux tout en restant parfaitement accessible. Un jeu Richard GarriottNote : 2, en somme.

Note 1 : Pour rappel : de un à trois.
Note 2 : Oh c'est bon, hein. On peut déconner.