Mon premier contact avec Dungeon Academy n'avait rien de prometteur. À peine la boîte était-elle ouverte que je m'imaginais en train d'écrire une page d'insultes, pendant que je braillais à m'en faire péter les cordes vocales « mais qu'est-ce que c'est que ce jeu de con ?! ». Le souci ? Un donjon en carton que le joueur doit assembler et dont le schéma de montage pas très clair m'a laissé croire que la petite construction bancale allait se disloquer au fil des parties. Puis soudain, l'éclair de génie : tout s'est assemblé parfaitement et le montage, finalement très ingénieux, ne bouge plus d'un poil. Mais alors, que fait-on dans Dungeon Academy, une fois qu'on a fini de se battre avec sa propre idiotie ? Eh bien, on y passe son diplôme d'aventurier, puisque les joueurs vont tirer au hasard leur carte de personnage puis se munir d'une feuille, d'un stylo et de l'application officielle qui sert de chronomètre. Bien sûr, rien ne vous empêche d'utiliser le réveil de votre téléphone, mais il serait dommage de vous priver de la musique d'ambiance et du tic-tac stressant.