À quoi bon retourner sur un MMORPG dépassé ? « Pour la difficulté », vous répondront la plupart des joueurs et joueuses qui arpentent aujourd'hui l'Azeroth de 2004. Terminé l'équipement Héritage, qui transforme votre avatar en usine à chiffres qu'il faut faire grossir pour progresser. Ici, l'évolution se paie en sueur, en clics et en jus de crâne, si bien qu'il est difficile de ne pas ressentir un tant soit peu de joie lorsqu'on trouve une nouvelle cotte de mailles sur le pauvre bandit qui vient de trépasser. Tout comme il est aisé de comprendre que certains exultent à l'idée de retrouver les arbres de compétences, plus permissifs et complexes que le système prémâché qui remplace ces derniers dans le World of Warcraft moderne. Classic sent carrément la naphtaline lorsqu'on redécouvre des compétences oubliées comme le crochetage du voleur ou celles qui permettent à notre personnage de manier tel ou tel type d'armes. Faut-il donc en déduire que les vétérans qui reviennent en courant sur la version originale de WoW se résument à une bande de grognards qui réclament de la difficulté pour la difficulté ? Pas du tout, car le saut dans le temps offert par Classic permet de comprendre que cette volonté d'en baver n'est qu'un symptôme d'un problème plus complexe.