C’est donc après avoir dépensé environ 16 milliards d’euros pour m’offrir le jeu, ses trois extensions majeures, ses quatre extensions mineures mais importantes quand même et ses huit extensions pas indispensables mais bon, tant que j’y suis, de toute façon j’ai déjà rentré mon numéro de carte bleue, que j’ai relancé Stellaris, ou plutôt, pour être honnête, que je l’ai lancé pour la première fois, car les avis en 2016 m’avaient un peu refroidi. Et oh ! Surprise pour un jeu Paradox, le tutoriel est plutôt bien foutu, il prend la main du joueur et le guide pas à pas dans l’immense galaxie, avant de lâcher la bride et de le laisser s’amuser par lui-même. Alors, oui, il y a tout de même quelques kilomètres d’explications à se farcir, et une heure ou deux avant de s’amuser vraiment mais, chose rare dans un jeu Paradox : pour une fois, c’est bien branlé. Comme tous les 4X, Stellaris est un jeu qui ressemble à Civilization, mais dans l’espace : on choisit une race galactique, on construit des vaisseaux, on recherche de nouvelles technologies, on fonde des colonies et on se fout sur la gueule avec les autres races dans le respect des conventions de Genève, le tout en temps réel pausable. En 2016, Stellaris, c’était ça : un Civilization spatial avec, comme les jeux de Firaxis avant les extensions, des bonnes idées dans les premières heures, mais une mollesse qui s’installe dès le milieu de partie et fait de plus en plus ressembler le jeu à une autoroute morne et triste où le même décor se répète à l’infini.