En lançant Spellcaster University, je m'attendais à un tycoon comme les autres, en vue isométrique ou du dessus, avec des salles à dessiner pour créer ma belle petite école de magie. Imaginez donc l'ampleur de ma surprise (oui, c'est un peu exagéré, je sais, mais c'est comme ça, j'ai fait trente ans de théâtre classique, je suis entier) en découvrant que non seulement le jeu affichait une vue en coupe latérale de ce qui allait devenir mon école, mais qu'au lieu de me proposer une liste d'éléments à bâtir, je devais me contenter d'une poignée de cartes. Car, dans Spellcaster University on ne choisit pas, ou peu. L'argent et les différents types de mana* permettent de piocher une carte dans différents decks qui contiennent des salles, des actions** ou des objets décoratifs qui octroient généralement un bonus aux élèves et aux professeurs qui se trouvent dans la même pièce. À chaque pioche, le joueur doit choisir parmi trois cartes celle qui convient le mieux à son style de jeu. Car, on s'en rend vite compte après quelques parties à la tête d'une école de magie généraliste dont tous les élèves ressortent paysans, dans Spellcaster University, il faut savoir se spécialiser.

* Le premier gagné en encaissant les souscriptions des élèves, les derniers produits par les élèves eux-mêmes en fonction de leur spécialité, on va y revenir.
** Recruter des élèves, créer une nouvelle « maison » spécialisée dans certains types de magie...