Ouais, désolé. J'ai vraiment honte. Nous sommes en 2020, et je vais vous parler de Friends. La série ringarde des années 1990, avec des rires enregistrés et des vannes préhistoriques qui déclencheraient aujourd'hui des émeutes d'indignation sur Twitter. Un jour d'ennui en fin d'année dernière, j'ai relancé la première saison sur Netflix. Quelques mois plus tard, sans trop m'en rendre compte, j'avais terminé les 236 épisodes. Ça ne m'a pas rendu plus intelligent, mais il y a quelque chose de profondément relaxant dans le monde de Friends. C'est un peu les Télétubbies du quadragénaire. Un univers sans téléphone portable, sans Tinder, sans Internet, sans enjeux angoissants, avec des gens simples, qui ont des ambitions simples (trouver l'amour et un bon job, passer du temps avec leurs amis), et qui se chamaillent gentiment. Bien sûr, Friends n'est plus au niveau des séries hype comme The Office, Parks & Recreation ou Master of None. Mais vous savez, en ce début de décennie difficile, il est salvateur de pouvoir se déconnecter les neurones quelques dizaines de minutes, et se souvenir que notre civilisation a probablement connu son apogée dans les années 1990.