Comment vous parler de The Mandalorian sans vous divulgâcher toute la série ? Tout d'abord en vous expliquant que le héros tient son surnom du peuple auquel il appartient. Réputés pour leurs prouesses martiales, les Mandaloriens font en effet d'excellents chasseurs de prime et le nôtre va ainsi traquer une cible qui bousculera ses certitudes de mercenaire. Mais en dépit de nombreuses qualités – dont le fait d'offrir un beau mode d'emploi à l'univers de Star Wars –, The Mandalorian continue de me laisser froid. Car même en ayant apprécié les pérégrinations space western de ce « Bobba Fett mais pas trop quand même », impossible d'ignorer cette écriture trop simpliste qui donne parfois l'impression d'être coincé devant une scène cinématique de jeu vidéo. Le héros, taiseux au possible, laisse en effet peu de place à son propre développement et pousse ainsi chacune de ses rencontres à parler pour lui, à l'image des protagonistes muets que l'on peut croiser dans des titres comme Half-Life. Ajoutez à cela une intrigue principale entrecoupée d’événements qui ressemblent à s'y méprendre à des « missions secondaires » et vous obtenez une série, certes amusante à regarder, mais qui laisse quand même sur sa faim.