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Jeu: Chasing Light
Genre: visual novel
Developpeur: Vittgen (Corée du sud)
Editeur: Vittgen
Plateformes dispo: PC Windows
Plateforme test: PC Windows
Langues: anglais
Prix: environ 10 €
Date de sortie: 05/05/2020
Telechargement: 500 Mo
Config: n’importe quel ordinateur
Drm: Steam
Heureusement, contrairement au film de David Lynch, Chasing Light finit par s’éclaircir un peu. Même si tout est nimbé d’une atmosphère onirique où l’on passe d’un tableau de Van Gogh à des tuyaux qui prétendent être les dieux de la lumière, un sens émerge. Director – le personnage principal n’a pas d’autre nom que son titre – est le nouvel espoir de la scène du jeu vidéo indépendant en Corée du Sud. Pour la première fois, il se voit confier un budget important pour réaliser son rêve, le jeu qu’il a toujours voulu faire. Productor, son producteur mais aussi son ami, tente de l’aider à aller au bout de son projet. Les investisseurs s’en mêlent, les journalistes aussi, puis une ancienne gloire du jeu vidéo coréen entre en scène. Peu à peu, le projet échappe à Director et Productor, à mesure qu’on leur demande de modifier tel ou tel élément, jusqu’à ce que le jeu n’ait plus aucun rapport avec ce qu’ils voulaient faire à la base. Plus l’échec devient palpable, plus Director sombre dans l’introspection et se demande pourquoi est-ce qu’il veut tant créer un jeu, ce qu’il cherche réellement dans la vie, et les raisons profondes qui le poussent à chasser la lumière de la réussite professionnelle.

Papillon de lumière.

Je ne sais pas trop quoi penser de Chasing Light, tant tout est extrêmement étrange, à commencer par les personnages qui parlent en coréen à toute vitesse, qui s’engueulent et qui passent d’un sujet à l’autre, de théorie de game design au sens de la création artistique, de ce que veut le public à la manière dont il faut tenter de construire sa carrière pour pouvoir s’exprimer. Il n’y a pas beaucoup d’interactivité, comme dans beaucoup de visual novels ; on suit une histoire plus qu’on ne joue. Et pourtant, et c’est ce qui est le plus important pour ce genre d’œuvre, une semaine après l’avoir terminé, j’y pense encore, j’essaie toujours de comprendre ce qui en fait toutes les subtilités. Une chose dont je suis sûr, en tout cas, c’est que Chasing Light ne ressemble quasiment à rien de ce que j’ai pu essayer auparavant, qu’il est profondément juste – probablement parce qu’il doit contenir pas mal d’éléments autobiographiques – mais qu’il est aussi assez universel dans sa manière d’expliquer comment un projet personnel, qui peut être le projet d’une vie, finit par devenir une entité dont on perd le contrôle. C’est un peu déprimant également, mais c’est aussi ça, la vie, j’imagine. 

Notre avis

Noël Malware le 2 juin 2020

| Modifié le le 25 mai 2021

Pour vous, j’ai plongé dans la scène du jeu vidéo indépendant coréen, et c’est un peu comme le cinéma indépendant coréen : c’est super bien, mais c’est aussi un peu particulier, il faut être prêt à mettre les pieds dans un environnement où l’on perd tous ses repères habituels, pour s’ouvrir la possibilité de découvrir quelque chose de profondément différent, qui ne ressemble probablement à rien de ce que vous avez pu essayer jusqu’ici.
일곱 /10