La plupart du temps, quand je lance un jeu dans l'espoir d'écrire quelques pages à son sujet et de recevoir en échange une louche du gruau nourrissant qu'Ivan Le Fou nous accorde parfois en échange d'un travail bien fait, j'ai pour habitude de juger le titre sur ses mérites propres : est-il amusant, intelligent, beau, novateur, défoulant ? Mais en décollant pour la première fois, aux commandes de mon TIE Fighter, dans Star Wars: Squadrons, je me posais une seule question, je n'avais qu'un seul critère, selon lequel j'allais décider si l'expérience que je m'apprêtais à vivre mériterait 2 ou 8 sur 10 : Star Wars: Squadrons était-il un nouveau X-Wing ? Serait-il aussi complexe, aussi riche, aussi profond tactiquement, que les jeux de la franchise de LucasArts, dont le dernier épisode, X-Wing Alliance, était sorti il y a 21 ans ? Tel un amant nostalgique à qui sa nouvelle compagne ne plaît que dans la mesure où elle ressemble à son ex, peu m'importait ce que j'avais devant les yeux. La seule chose que je voulais, c'était davantage de passé. Ce qui me rassure un peu, c'est que, lecteurs et lectrices qui vous intéressez à Star Wars: Squadrons, vous êtes sans doute exactement dans le même cas.