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Jeu: Need for Speed Payback
Genre: course automobile
Developpeur: Ghost Games (Suède)
Editeur: Electronic Arts
Plateformes dispo: PC Windows, Playstation 4, Xbox One
Plateforme test: PC Windows
Config: carte graphique dédiée requise
Telechargement: 20 Go
Langues: Baboulinet sous-titré en français
Drm: Origin
Date de sortie: 10/11/201
Prix: 60 €
Payback commence sur les chapeaux de roues. À peine débarqué dans une Las Vegas imaginaire, le joueur découvre une galerie de personnages plus caricaturaux les uns que les autres. Tyler, un brun aux cheveux courts et légèrement barbu, fait partie d'un crew avec lequel il effectue des petits boulots pas bien légaux, qui nécessitent de faire appel à des as du pilotage. Pire encore, ce nouveau Need for Speed tente régulièrement de faire le malin avec des répliques risibles, comme « nous qui sommes nés à l'ombre des casinos, les risques, on préfère les prendre à 200 à l'heure ». Enfin, là, c'est lorsque le scénariste n'était pas au bout de sa vie, à coucher sur le papier des trucs aussi incompréhensibles que « plus t'es fort et plus on te croit quand tu trinques pour les autres ». Mais le véritable problème de Payback réside dans son incroyable capacité à cristalliser tous les reproches que les joueurs adressent aux loot boxes : plus que son gameplay, c'est son modèle économique qui dicte la façon dont on y joue.

Bar / Loot / Bar.

Aux commandes de sa bagnole, on explore Fortune City et ses alentours afin de faire progresser l'histoire au fil des courses proposées... avant de se sentir bloqué au bout de tout juste deux heures de jeu. Car, voyez-vous, chaque mission recommande un niveau de puissance minimal pour le véhicule, qu'il faut améliorer à coups de cartes Speed. Cartes que, bien entendu, on gagne aléatoirement après chaque course ou en dépensant des crédits dans les boutiques croisées çà et là, dont le contenu est lui aussi déterminé par le hasard. En moins de temps qu'il n'en faut pour écrire « scandale », le scénario de Payback oblige à recommencer encore et encore les mêmes courses et autres mini-événements sans intérêt, afin de gonfler suffisamment son véhicule. À moins bien sûr de céder au chantage, et de passer une nouvelle fois à la caisse en se payant un pack de points vendus à prix d'or. Une pratique qui, en plein scandale des loot boxes, ne passe pas inaperçue et vient de pousser les développeurs à patcher le jeu afin de rendre les récompenses plus généreuses. Cette bonne intention ne suffit pas à faire oublier que Payback n'est qu'une vulgaire usine à cash, dont le modèle économique a été nettement plus soigné que tout le reste, comme en témoignent ces voitures dirigées par une IA au comportement erratique, ce modèle de conduite tout simplement honteux ou ces carrosseries pratiquement infroissables. Un titre que vous éviterez soigneusement, à moins d'avoir une obsession malsaine pour le hasard – « d'être né à l'ombre des casinos », comme on dit ici.

Notre avis

Kahn Lusth le 22 novembre 2017

| Modifié le le 25 mai 2021

Plus qu'un jeu, Need for Speed Payback est un système économique pensé pour pousser les joueurs à la dépense en améliorant leurs voitures de façon plus ou moins aléatoire. Autour de ce bandit manchot 2.0, on trouve un vague enrobage de jeu de course bâclé et répétitif, auquel seul l'outil de customisation des véhicules permet d'éviter le zéro pointé.