Genre : aventure, puzzle
Développeur : Casus Ludi (France)
Éditeur : Gearbox Publishing
Plateformes dispo : Windows (Steam, Epic), Switch
Plateforme test : Windows
Téléchargement : 1 Go
Date de sortie : 14/02/2023
Langue : français
Prix : 15 €
Développeur : Casus Ludi (France)
Éditeur : Gearbox Publishing
Plateformes dispo : Windows (Steam, Epic), Switch
Plateforme test : Windows
Téléchargement : 1 Go
Date de sortie : 14/02/2023
Langue : français
Prix : 15 €
Yamukass
le 3 mars 2023
Je vais vous faire une confession. Mon dada, ce sont les jeux vidéo français, et à peu près tout ce qui est susceptible de réveiller mon côté « Nos régions ont du talent ». Parmi toutes les dernières sorties, il y en a une que j’attendais de pied ferme : celle de Blanc, développé par le studio Casus Ludi, cinq ans après un prototype réalisé lors d’une game jam sur le thème de la tempête.
À la réception du jeu, j’ai donc annulé tout ce que j’étais en train de faire (à savoir regarder Sonic : le film, à chacun ses plaisirs coupables), et il ne m’a fallu que quelques minutes pour m’en convaincre : Blanc fait du bien à l’âme. Pensé pour la coopération, le jeu permet d'incarner deux animaux perdus dans le blizzard. Opportunisme nécessaire ou réelle amitié naissante ? Toujours est-il que les deux créatures doivent s’apprivoiser et coopérer pour surmonter les entraves et retrouver leurs familles respectives. Le principe est simple : le faon pousse des obstacles, saute plus haut et peut servir d’escabeau ; le louveteau se faufile, peut tirer des poignées et couper des liens. Grâce à sa complémentarité et son sens aigu de la compassion, le duo va aussi venir en aide à d’autres adorables créatures sur leur route.
Une tempête dans un verre doux.
Commence ainsi un voyage poétique, entre plaines poudrées, village déserté et forêt glacée. Nuances de gris, lignes pleines, ciel fusain : c’est beau, quand même. Les deux héros croqués à la main ont l’air de rebondir lorsqu’ils gambadent, et l’on s’amuse volontiers à dessiner des phal petits cœurs sur le sol avec leurs papattes. Les notes de musique de la bande originale de Louis Godart sont aussi légères que des flocons, les jappements, piaillements et autres squick squick dans la neige font l’effet d’un bisou sur le front. Sans un seul mot, le jeu provoque moult émotions et aura de quoi vous coller un sourire niais sur le visage tout au long de l’aventure.
Excursion en circuit court.
Mais comme le dit la comptine, « trois petits tours et puis s’en vont » : on peut reprocher à Blanc des puzzles et des mécaniques trop peu variées, des caméras parfois mal placées et une durée de vie plutôt brève (2 heures). Vous pouvez tenter la balade seul en contrôlant les deux personnages en même temps – ce qui paraît absolument illogique et s’avère infernal à gérer : Blanc se vit à deux (en ligne ou en local) ou ne se vit pas. Malgré tout, le titre plaira aux couples et devrait ravir les tandems adulte-enfant (je suis persuadée que les contrastes musclent leurs yeux). Si l’on sait à quoi s’attendre, le jeu est une parenthèse d’enchantement parfaite pour remplacer le film du soir. Surtout s’il s’agit de Sonic.
Oui, l’aventure aurait mérité quelques chapitres en plus pour étoffer son monde, et une caméra moins capricieuse. Mais Blanc est une ode à la douceur, qui s’apprécie sur un canapé, un plaid jusqu’au cou, avec la tisane qui infuse – et éventuellement une petite nièce ou un cousin à portée de main.