Commençons par parler des routeurs, indispensables pour s’équiper. À l’heure actuelle, il existe trois marques proposant du Wi-Fi 6 à destination du grand public : Netgear, Asus et TP-Link. Ce dernier a lancé l’AX6000, capable de diffuser sur 4 antennes et qui intègre le minimum pour profiter correctement de la norme, y compris un port 2,5 Gb/s. Il se trouve autour de 300 euros, ce qui reste le prix moyen pour un routeur de ce type, avec une récurrence assez simple : les modèles à deux antennes sont vendus environ 200 euros, entre 300 et 400 pour ceux à 4 antennes, et au-delà pour les autres. Une particularité française existe depuis l’été dernier, puisque SFR a lancé sa Box 8, compatible avec le 802.11ax, ce qui en fait la première box française à le proposer.

Ice Lake connecte les laptops.

Du côté des ordinateurs portables, Intel avait déjà pris les devants en lançant une carte M.2 afin d’équiper sa machine, mais c’est véritablement avec sa génération de processeurs Ice Lake que le fondeur se met au Wi-Fi 6 pour de bon. Tous les modèles annoncés avec ce processeur seront compatibles avec le standard, son support étant intégré en partie, comme pour le Thunderbolt 3. Attention, quand Intel parle d'intégration, il faut lire les petites lignes : le CPU peut effectuer une partie de la logique nécessaire au Wi-Fi et le reste dépend d'un module CNVi, moins onéreux qu'une carte complète. Lorgnez donc bien du côté du CPU qui équipera votre prochain ordinateur portable si vous souhaitez en profiter.

Ce smartphone sait se connecter en Wi-Fi 6, mais pas en France.
Les ordinateurs qui embarquent Ice Lake sont compatibles Wi-Fi 6.
Le TP-Link AX6000, et son look qui flirte avec l’autel sacrificiel.

Les smartphones prennent leur temps.

Si le Wi-Fi 6 met particulièrement l’accent sur sa meilleure gestion des objets connectés, on a du mal à ne pas penser à nos chers smartphones devant la liste des nouveautés promises par la technologie. Pourtant, rares sont les modèles à être prêts, puisqu’il n’y a pour l’heure que deux constructeurs qui ont fait l’effort de l’intégrer dans leurs produits : Samsung et Apple. Plus précisément, le Galaxy S10 et le Note 10 en Corée, et la gamme d’iPhone 11 pour la Pomme. Chez Samsung, il faut remercier Qualcomm et l’implémentation de la technologie dans sa puce Snapdragon 855. Le problème, c’est que le téléphone n’en est équipé que dans certaines régions du monde, dont la France ne fait pas partie. Ici, nous devrons nous contenter de l’Exynos 9820, qui ne la propose pas. Chez Apple en revanche, pas de piège : Les iPhone 11 et 11 Pro sont bel et bien compatibles avec le 802.11ax, et fonctionnent avec deux antennes, qui leur offrent donc un débit théorique de 2,4 Gb/s. Quant au Snapdragon 855, il est bien présent dans des smartphones concurrents, mais le support du Wi-Fi 6 n’y est tout simplement pas actif. La puce de Qualcomm ne fait pas tout, et il revient aux constructeurs de faire le choix d’ajouter ou non cette fonction à leurs modèles.