Le Hollandais violent fend les flots d’une mer tropicale, à la recherche d’une nouvelle proie. À son bord, l’équipage s’échine à s’occuper des voiles et des canons tandis que mon second s’égosille à gueuler des ordres. Et moi, je fais l’hélicobite, coiffé d’un simple tricorne, trop content de voir que les jeux de pirates sont de nouveau à la mode.

Seul aux commandes d’un navire, le joueur utilise les gâchettes de sa manette pour viser ou tirer, tout en essayant d’être aussi souvent que possible sous le vent pour prendre de la vitesse. Technique qui n’est pas sans rappeler un certain Assassin’s Creed : Black Flag, d’autant qu’Ubisoft met aujourd’hui l’accent sur le « terrain de chasse », un mode de jeu centré autour d’affrontements contre des navires dirigés par l’IA. Nous nous trouvons cette fois sur une grande carte entièrement ouverte, libre de suivre une quête ou de mener notre petite vie. Par exemple, il est tout à fait possible de couler des navires marchands pour s’emparer de leur butin, ce qui aura le don d’énerver leur faction qui finira par envoyer des chasseurs de primes à nos trousses. Le plan peut toutefois se révéler contre-productif sur le long terme, puisqu’une entente cordiale permet de passer sous le nez des forts de certaines factions sans être attaqué et donc de bénéficier de raccourcis utiles. Bien sûr, rien ne devrait vous empêcher d’y aller comme un vrai pirate qui se fait tourner la saucisse, et les plus malins s’associeront pour relever des défis bien plus corsés.

Celui-là, s’il sloop...

Pour ces seigneurs des mers qui font marcher leur matière grise, il suffira de sortir la longue vue, de cibler le bateau d’un joueur et d’inviter ce dernier à rejoindre notre groupe. Skull and Bones devrait alors prendre une autre dimension, puisque les joueurs pourront s’attaquer à de gigantesques galions, détruire des forts et autres joyeusetés, toujours dans le but d’amasser le plus de butin possible. Et comme il est impossible de faire un jeu de piraterie sans coups bas, les développeurs annoncent déjà que ceux qui se regrouperont pourront tout de même s’infliger mutuellement des dégâts. De quoi animer quelques discussions au moment de déterminer qui gardera le trésor d’un pirate légendaire qui vient d’être envoyé par le fond. Pour conserver ses gains, il faudra sortir en un seul morceau de la carte afin de rejoindre sa planque. Depuis cette dernière, il ne restera plus qu’à dépenser son or chèrement acquis afin d’acheter de nouveaux types de bateaux, de l’équipement et d’inévitables (mais bienvenus) bidules cosmétiques. Soit un concept sympathique qui, avec une sortie estimée à 2019, devrait laisser à Ubisoft le temps de faire un jeu qui pourrait bien valoir le détour.