Que nous évoque le XVIIe siècle ? Les robes à froufrous, les coiffures extravagantes et les sonnets. Disons-le tout net, pour un jeu de rôle, c'est chaud. Je comprends donc la décision salutaire du studio Spiders, qui a parsemé sa version du XVIIe siècle de monstres velus et de dinosaures, histoire qu'on s'y amuse quand même un peu.

Malgré un impressionnant tricorne qui respire la puissance et la confiance en soi, le nobliau que l'on incarne dans Greedfall a des ennuis. Plus précisément, il est empêtré dans des intrigues politiques. Rassurez-vous, il s'agit du type d'ennuis dont on se tire en discutant ou en défonçant des crânes à coups d'épée. Il va donc s'agir d'explorer, de vagabonder, de marchander et de trucider – si vous avez joué à un The Witcher ou à un Elder Scrolls, vous connaissez la formule. Sauf que pour l'instant, la promesse de Spiders d'offrir une myriade de choix suivis de lourdes conséquences n'a pas l'air tenue : sur la demi-heure de jeu que j'ai pu observer, le joueur a eu la main sur un seul choix de dialogue et tout le reste passait par des cinématiques où le personnage prenait des décisions tout seul. J'ai trouvé les combats plus convaincants que ce tunnel scénaristique : utiliser des mousquets, des fleurets et des pouvoirs magiques contre de vils spadassins ou des monstres impressionnants s'annonce fort agréable – et le décor automnal ne gâche rien. Le terrain de jeu m'a certes paru un peu étriqué, avec des lieux importants très proches les uns des autres, mais avec un peu de bol, le bonheur d'arpenter les villes bourgeoises du XVIIe ou des forêts peuplées d'un bestiaire étrange rattrapera ce défaut.

Genre : jeu de rôle
Développeur : Spiders (France)
Éditeur : Focus
Plateformes : PC Windows, Xbox One, PS4
Sortie prévue : NC

Masters of Anima

Masters of Anima aurait pu être un jeu d'aventure en vue isométrique assez classique : après tout, on y combat des monstres et on y résout des énigmes pour contrecarrer les plans d'un méchant cruel. Les décors mignons, dans des montagnes enneigées ou des déserts low poly, auraient aussi convenu. Oui mais voilà, Masters of Anima est inspiré par Pikmin et Overlord alors le héros y invoquera surtout des serviteurs qui se rueront au casse-pipe à sa place. Envoyer un groupe de guerriers au corps à corps, placer une rangée d'archers derrière, appeler quelques mages de soutien : l'expérience, assez jouissive, m'a rappelé le nécromancien de Diablo II. En plus technique tout de même, puisqu'on devra à la fois gérer le déplacement des troupes, remplacer les pertes et élaborer des tactiques sommaires. Il faudra attendre la sortie, au printemps, pour savoir si Masters of Anima restera original, léger et rigolo jusqu'au bout.

The Surge 2

The Surge, le Dark Souls futuriste et post-apo', aura une suite et c'est une excellente nouvelle pour les fans de démembrements. D'après le directeur créatif et le game designer en chef, avec qui j'ai discuté, le jeu se déroulera dans une grande ville en ruines patrouillée par des paramilitaires, ce qui ouvrira tout un tas de possibilités en matière d'armement et de décors. Surtout, The Surge 2 bénéficiera d'une structure beaucoup plus ouverte, avec plein de zones secondaires optionnelles au lieu d'un unique couloir vers le boss. Les gros bonnets ont continué à me mettre l'eau à la bouche en me parlant améliorations du système de combat : parades directionnelles, ennemis qui se battent différemment après avoir perdu un membre... mais j'étais déjà conquis. Enfin, disons qu'il est dommage que pour l'instant toutes ces belles promesses ne soient pas étayées par une seule image du jeu, qui sortira dans longtemps, en 2019.