Genre: jeu de rôle
Developpeur: Obsidian Entertainment (États-Unis)
Plateformes dispo: PC Windows, Linux, Mac, PS4, Xbox One
Editeur: Versus Evil
Config: carte graphique dédiée requise
Telechargement: 18 Go
Langues: anglais, français
Drm: Steam ou aucun sur GOG.com
Date de sortie: 08/05/2018
Prix: 40 €
| Modifié le le 22 février 2022
En 2018, je ne suis pas tombé amoureux de Pillars of Eternity II : Deadfire. Pourtant j’aurais adoré me perdre dans cet archipel tropical sublime rempli de pirates et de sorciers. Mais le magnum opus d’Obsidian, probablement le jeu de rôle le plus ambitieux de la dernière décennie, était tiré vers le bas par un système de combat assommant. Un obstacle insurmontable pour certains, qui a disparu par surprise un an après la sortie du jeu avec l’apparition d’un mode tour par tour.
Eothas de thé.
Au mois de mai 2019, j’avoue avoir accueilli avec suspicion l’arrivée d’un mode au tour par tour dans Deadfire. Je ne pensais pas que ce nouveau système conviendrait à des batailles pensées pour le temps réel pausable, ni qu’il suffirait à rendre la montée de niveau excitante. Mû par un courage journalistique digne d’Albert Londres et Bernard de La Villardière réunis, j’ai cependant décidé d’en avoir le cœur net et de démarrer une nouvelle partie dans ce mode. Et là, eh bien... la claque. Avec le tour par tour et les bons mods (voir encadré), les combats de Deadfire gagnent en intérêt de façon démente. Plutôt qu’une soupe brouillonne où 10 personnages s’affrontent en puisant dans un arsenal de sorts incompréhensibles et tièdes, on se voit plongé dans une sorte de jeu d’échecs où chaque mouvement doit être soigneusement soupesé et peut avoir des conséquences terribles – les fans de XCOM ou Divinity : Original Sin savent à quel point cela donne des sensations grisantes. Soudain intéressé de près par la castagne, on se passionne de nouveau pour le loot et pour les compétences à choisir à la montée de niveau ; les dominos se remettent en place. Bien sûr, il ne faut pas être trop ambitieux tout de suite. Par caprice, j’ai voulu monter un groupe d’aventuriers armés exclusivement d’arquebuses, ce qui m’a rendu un fier service car j’ai pu apprivoiser les mécaniques du combat en douceur. Une chance, puisque chaque classe se manie de façon très spécifique et que si j’en avais directement pris cinq différentes j’aurais sans doute frôlé l’indigestion. Là, au contraire, j’ai pu apprendre à manier les rogues et les rangers à mon rythme avant de recruter, quand je m’en suis senti capable, un prêtre et un magicien.Avec le tour par tour et les bons mods, Deadfire gagne en intérêt de façon démente.
Demi-vie, mais mort complète.
Activer le mode tour par tour lorsqu’on démarre une partie (ce n’est pas possible après, lorsqu’elle est lancée) ne suffit pas à améliorer l’expérience de jeu. Comme Pillars of Eternity II a d’abord été conçu pour un système de combat rapide, où les escarmouches peuvent ne durer qu’une poignée de secondes, se les farcir au tour par tour est pénible si on n’installe pas le mod HF Half Health, disponible notamment sur le workshop Steam du jeu. Il réduit de moitié la santé de tous les persos (y compris les vôtres), ce qui donne des bastons brutales et impitoyables qui ne traînent jamais en longueur. L’équilibrage de Deadfire en souffre un peu – certains sorts deviennent vraiment pétés – mais ce n’est pas trop grave, surtout si vous jouez en mode difficile. Perso, pendant que j’y étais j’ai aussi activé le mod Slower Days and Longer Nights, parce que je n’aimais pas passer la moitié de mon temps de jeu au clair de lune. N’oubliez pas d’activer vos mods sur le menu principal après installation.