Genre: MMORPG
Developpeur: Sandbox Interactive (Allemagne)
Editeur: Sandbox Interactive
Plateformes dispo: PC Windows, Mac, Linux
Plateforme test: PC Windows
Config: carte graphique dédiée requise
Telechargement: 2 Go
Langues: français
Date de sortie: 20170717
Prix: 30 €
| Modifié le le 25 mai 2021
Sorti discrètement en juillet dernier, Albion Online a défié tous les pronostics. Loin d'être le petit jeu qu'on attendait, limité à une niche de passionnés, le titre de Sandbox Interactive a fait un véritable carton, au point que des bouchons de joueurs se sont formés sur les serveurs. Maintenant que l'hystérie collective est passée, un petit bilan s'impose.
Note 1 : C'est bon ? Je l'ai, mon augmentation ?
Albion est un Ultima Online enfermé dans un corps de jeu Facebook.
Vous, c'est vous.
Mine de rien, il était facile de se laisser berner. À l'instar du titre mythique du temps jadis, quand nous étions moins ridés et dotés d'un modem 56k, Albion opte pour une vue en 3D isométrique. Clic gauche pour se déplacer, quelques touches pour utiliser des compétences... Inutile de dire que le gameplay ne s’embarrasse pas d'une surcouche de complexité et opère même un joyeux retour en arrière afin de nous ramener à cette époque où les combats de MMORPG étaient mous et immobiles. On enchaîne les coups sans y croire, on pleure le côté tristement statique des affrontements, puis on constate que les développeurs ont tout de même casé une bonne idée dans leur gloubiboulga à l'ancienne. À les croire, dans Albion, « vous êtes ce que vous portez ». Une promesse qui n'a rien d'anodin, puisque les compétences du personnage vont entièrement découler de son équipement, permettant ainsi de créer des archétypes classiques, comme un guerrier en armure digne de figurer sur la ligne de front, ou de mélanger son matériel à l'envi pour mêler plusieurs rôles, et créer par exemple un archer capable de faire de la magie. Une excellente idée qui donne l'impression de pouvoir commencer à jouer sans être au niveau maximal, d'autant qu'Albion n'est pas doté d'un système d'expérience classique.
En état de dépendance.
En réalité, toute la progression de notre personnage se déroule dans un arbre de compétences qui débloque des bonus et le droit d'utiliser certains objets en fonction de notre façon de jouer. Par exemple, forger des épées permet de progresser dans une branche dédiée à cet artisanat. De fait, il est parfaitement possible de devenir un excellent forgeron, tout en restant la pire des buses au combat. Et c'est précisément là qu'Albion fait un peu penser à Ultima Online, avec son gameplay qui pousse les joueurs à se débrouiller entre eux. Car cette ultraspécialisation des compétences contraint même le pire sociopathe de la galaxie à s'appuyer sur les autres joueurs. La forge à haut niveau nécessite des ressources qui ne se trouvent que dans des régions ouvertes au PvP, là où des joueurs peu scrupuleux dépouillent les mineurs et autres bûcherons qui ont fait l'erreur de venir sans escorte, puisqu'un mort laisse tout son inventaire derrière lui. J'ai l'air d'insister avec mon forgeron, mais rien ne vous empêche d'incarner un dresseur de chevaux, un alchimiste, un cuisinier, un fabricant de maisons ou bien d'autres choses, simplement en faisant ce qui vous fait plaisir et en laissant vos compétences se développer petit à petit. Mais le problème, c'est qu'Albion est un Ultima Online enfermé dans un corps de jeu Facebook.