Genre : city-builder médiéval
Développeur : Lion Shield, LLC (États-Unis)
Éditeur : Lion Shield, LLC
Plateformes dispo : Windows, Mac, Linux
Plateforme test : Windows
Config : petit PC de joueur
Téléchargement : 310 Mo
Langues : anglais
Date de sortie : 20/07/2017
Prix : 10 €
Développeur : Lion Shield, LLC (États-Unis)
Éditeur : Lion Shield, LLC
Plateformes dispo : Windows, Mac, Linux
Plateforme test : Windows
Config : petit PC de joueur
Téléchargement : 310 Mo
Langues : anglais
Date de sortie : 20/07/2017
Prix : 10 €
ackboo
le 29 août 2017
| Modifié le le 27 mars 2026
Kingdoms and Castles est le succès surprise de l'été. Ce joli jeu de gestion vendu même pas 10 euros, tout mignon et tout coloré, a explosé les 100 000 ventes quelques semaines après sa sortie. Forcément, on se pose la question : est-ce vraiment mérité ?
Je suis un homme simple : vous me mettez un jeu dans lequel on peut construire des hameaux et des champs à moissonner, je suis content. Rajoutez un château, différents types de bâtiments, des petites chaînes de production et quelques éléments de stratégie en temps réel histoire de repousser des invasions de Vikings et boum, j'ai envie de poser deux semaines de RTT pour m'y consacrer. Alors forcément, Kingdoms and Castles m'a émoustillé. Un dimanche d'août à 14 h, j'entame donc la construction de Fistopolis – j'appelle toujours mes cités comme ça dans les jeux vidéo. Un petit donjon de départ, deux ou trois cahutes, un forestier pour couper du bois, une carrière pour récolter de la pierre et c'est parti pour 30 heures de jeu endiablées, me suis-je dit.
Le château était en fait un F2
Sincèrement, je me suis amusé. Kingdoms and Castles propose de la construction de ville simple, relax, sans prise de tête ni microgestion à tentacules. J'ai vite pu admirer sous toutes les coutures ma belle bourgade, son hôpital, son église, sa taverne, sa caserne, ses tours remplies d'archers prêts à transpercer le premier dragon qui passerait. Mes 200 petits sujets moissonnaient consciencieusement des hectares de champs de blé ou transvasaient les ressources d'un bout à l'autre de la ville. Mignon comme tout, accessible, chill, je me suis dit que c'était un petit miracle pour un titre vendu 10 euros. Et puis j'ai attendu la suite. Par exemple, que la carte s'étende vers une autre île à conquérir. Ou que les Vikings débarquent en nombre conséquent pour rouler sur ma petite armée et décapiter la populace. En vain. Voilà, j'avais fait le tour du jeu. Il ne me restait plus qu'à bâtir lentement (car cela exige des tonnes de bois et de pierre) un mur d'enceinte autour de ma jolie bourgade en 3D et devenir ainsi intouchable. Il était 19 h, j'avais faim. En réchauffant des gnocchis (j'adore les gnocchis), je me suis dit que j'aurais vraiment adoré que Kingdoms and Castles m'offre encore trois ou quatre longues après-midi comme celle que je venais de vivre. Tant pis, le jeu s'arrête là, un peu trop tôt certes, mais j'ai quand même du mal à le détester.
Kingdoms and Castles est un petit produit sympathique. C'est un Banished en mode facile, ultra-simplifié, avec une esthétique de jeu pour iPad. Tout soigné qu'il est, il finit par montrer ses limites au bout de cinq ou six heures. Doit-on vraiment exiger plus d'un jeu honnête, agréable et vendu moins cher qu'une place de cinéma ? Je vous laisse en débattre avec vous-même.