Développeur : Team Ninja (Japon)
Éditeur : Sony Interactive Entertainment
Plateformes dispo/test : PlayStation 4
Téléchargement : 12 Go
Langues : voix en japonais ou anglais, sous-titres en français
Date de sortie : 13/03/2020
Prix : 60 €
| Modifié le le 29 janvier 2026
« Ah fait chier ! Mais comment... Nan mais c'est pas possible ! Put*bip* de *bip* qui *bip* je vais te *bip* ton chien sur la commode ! » Voilà pourquoi je déteste les jeux à la Dark Souls : ils me font dire des gros mots que je réserve habituellement aux développeurs de mauvais jeux. Or, malgré ma colère et mon absence de « pur ski11z de 0ufz0r lol git gud », Nioh est une licence qui m'a toujours plu.
1 : Ou une chasseresse, mais vous conviendrez que ce terme ne sied guère pour parler d'une femme qui se promène chaque dimanche dans les bois, bourrée à la vinasse et avec un fusil chargé dans les mains.
Bokutō de cuisine
Un ou une puisque l'une des principales nouveautés proposées par Nioh 2 repose sur la création du personnage, qui permet de se faire un avatar à la carte grâce à une quantité astronomique d'options. Sexe, couleur de peau, taille, musculature, balafres, couleur des yeux, ondulation des cheveux... Les plus maniaques ont de quoi s'occuper une bonne heure en peaufinant leur perso jusque dans les moindres détails, ce qui promet déjà de sympathiques rencontres en multi puisque le jeu permet de coopérer avec deux autres joueurs. Pour le reste, on est dans du Nioh pur jus : on choisit la hauteur de sa garde au combat2, on laisse ses points d'expérience sur une tombe qu'il faut « toucher » pour les récupérer après avoir crevé, et chaque niveau est parsemé d'autels qui, à la manière des feux de camp dans Dark Souls, permettent de dépenser son XP et de sauvegarder tout en faisant réapparaître les ennemis. Si vous avez épluché le premier opus, la reprise de vos marques devrait être quasi instantanée.2 : En gros, plus l'arme est levée et plus celle-ci fait des dégâts en limitant nos esquives.
On se voit tantō
Bien qu'exigeant, Nioh utilise un système qui permet de réguler la difficulté sans passer par un menu. En effet, chaque niveau est constellé de tombes, laissées par d'autres joueurs à leur mort. D'un côté, les tombes bleues symbolisent les esprits bienveillants qui seront contrôlés par l'IA et nous suivront au combat. De l'autre, les tombes rouges des esprits malveillants, que l'on peut combattre pour obtenir du loot et surtout, quelques consommables à dépenser pour invoquer les esprits bleus. Une mécanique qui n'est pas sans rappeler les Fantômes de Dark Souls et permet de ménager – dans une certaine mesure – la chèvre et le chou en permettant aux débutants d'invoquer des bourrins qui leur mâchent le travail, tandis que les habitués pourront affronter des esprits malveillants bien balèzes pour se garantir un meilleur butin.