image
image
image
image
image
image
image
image
image
Jeu: PGA Tour 2K21
Genre: simulation de golf
Developpeur: HB Studios (Canada)
Editeur: 2K Games
Plateformes dispo: PC Windows, PlayStation 4, Xbox One, Switch
Plateforme test: PC Windows
Config: PC de joueur
Telechargement: 12 Go
Date de sortie: 21/08/2020
Langues: textes en français, commentaires en anglais
Prix: 60 €
Drm: Steam
Quand je dis « prestigieux », je ne rigole pas. Il fut un moment de l'Histoire du jeu vidéo où le jeu de golf représentait le top de la technologie informatique. Savez-vous à quelle occasion les joueurs PC ont, pour la première fois, entendu des applaudissements numérisés ? C'était sur Links 386, second épisode de la franchise vedette des années 1980-90. À l'époque, ils mettaient carrément le nom du processeur dans le titre du jeu, pour bien signaler qu'il fallait une machine dernier cri. Les développeurs d'alors filmaient de vrais golfeurs pour produire des animations ultra réalistes (au standard de l'époque), ils affichaient des décors en fausse 3D d'après des photos prises sur les parcours, c'était la folie. On se paluchait devait les photos d'écran de Links, Microsoft Golf ou Jack Nicklaus (en 320×200, voire 640×480) en se disant « mon dieu, c'est tellement photo-réaliste ! ». Puis la simu' de golf, comme tant d'autres genres populaires durant la préhistoire du jeu vidéo, n'a pas survécu au tsunami des FPS et STR 3D apparus à la fin des années 1990. La série des Tiger Woods PGA Tour a tout de même maintenu la tradition avant de s'éteindre en 2013 dans l'indifférence générale. Et aujourd'hui, c'est l'éditeur 2K qui a décidé de ressusciter la licence.

L'aspect « physique » de la simulation de golf est impeccable.

Pas le même budget qu'un NBA 2K.

Avec PGA Tour 2K21, j'ai donc découvert à quoi ressemblait un jeu de golf des années 2020. Et je n'ai pas ressenti le même émoi qu'à la vision des screenshots de Links 386 dans un numéro de Tilt. Graphiquement, c'est juste… honnête. Le jeu est développé sous Unity, les persos sont bien moins détaillés que sur un NBA 2K, les décors sont sans éclat. Bien sûr, vous me direz que ça n'est pas très important, mais vu que le jeu tourne sans problème à 140 FPS sur une carte graphique d'il y a trois ans, j'aurais aimé, par exemple, un travail sympa sur la lumière nappant ces paysages verdoyants, ou un public ultra détaillé. L'aspect « physique » de la simulation de golf est en revanche impeccable, ce qui n'est pas étonnant puisque le jeu réutilise ce qui a été développé pour The Golf Club 2019, sorti il y a plus de deux ans, par le même studio. Les rebonds de la balle semblent tout à fait réalistes, le vent est parfaitement pris en compte, pas de problème de ce côté-là.

Contrairement à d'autres jeux 2K Games, PGA 2K21 n'est pas défiguré par le grind et les microtransactions.

Ça va swinguer.

Le cœur d'un jeu de golf, sa mécanique essentielle, reste bien sûr le système de swing. PGA Tour 2K21 en propose deux : faire haut-bas au stick analogique du gamepad (le droit ou le gauche, au choix), ou faire haut-bas avec la souris. Après avoir sélectionné le bon club et le bon type de swing (ça n'est pas très difficile, le jeu vous propose toujours un choix correct par défaut), la grande affaire du jeu consiste donc à réaliser cet aller-retour vertical à la bonne vitesse, de la manière la plus « droite » possible, avec un timing parfait. J'aurai préféré un système basé uniquement sur le timing, comme le tir en trois clics des vieux Links, mais la méthode de PGA Tour 2K21, plus difficile à maîtriser, fonctionne correctement. Astuce du professionnel : avant même de taper vos premières balles, pensez bien à passer par le mode « Calibrer » du menu d'entraînement. Sans cela, vous aurez du mal à obtenir le « Parfait » sur la vitesse de downswing, ce qui fera salement dévier votre tir. Après deux petites heures sur le practice, je me suis senti à l'aise pour démarrer une carrière en mode de difficulté normale. Là, c'est du classique : on enchaîne les 18 trous sur quinze parcours en ramassant des petites piécettes virtuelles, afin de s'acheter de nouvelles fringues de marque. Contrairement à d'autres jeux de sport de 2K Games (au hasard, le basket), cette simulation de golf n'est pas défigurée par le grind, les scènes cinématiques interminables et les microtransactions scandaleuses.

Petite enflure de balle blanche.

Il se trouve que, par hasard, j'ai eu l'occasion de faire pas mal de golf cet été – je voulais essayer des choses un peu fofolles, croquer la vie à pleines dents – et j'y ai bien retrouvé l'élément principal de ce sport : l'énervement permanent de rater des coups. Non pas que les contrôles soient mauvais, mais parce que c'est la nature même du golf qui, comme le disait Mark Twain, est « une agréable promenade gâchée par une petite balle blanche ». Dès que j'ai commencé à bien maîtriser le swing et à enchaîner les podiums en mode Carrière, j'ai eu l'irrépressible envie d'augmenter le niveau de difficulté par pur masochisme, afin de pouvoir à nouveau souffrir. Un signe clair que cette simulation de golf fonctionne bien. Le golf virtuel, comme au temps des vieux Links, reste donc un exercice particulier, et il faut en être bien conscient avant de lâcher les 60 euros demandés par l'éditeur.

Notre avis

ackboo le 2 septembre 2020

| Modifié le le 25 mai 2021

Malgré sa réalisation banale, PGA Tour 2K21 fait le job, sans brio ni défauts rédhibitoires, si ce n'est peut-être son prix. Un fan de golf qui veut se distraire, et se pavaner en polo Ralph Lauren grâce à ses gains en mode Carrière, y trouvera son compte. Après, c'est du golf, juste du golf, et dans ce sport étrange, 80 % du temps de jeu consiste à bouillir de rage parce que la baballe n'est pas allée à l'endroit prévu. Soyez-en avisés.