Genre: rogue-like spatial
Developpeur: Interactive Fate (Estonie)
Editeur: Iceberg Interactive
Plateformes dispo: PC Windows
Plateforme test: PC Windows
Langues: anglais
Config: carte graphique dédiée requise
Telechargement: 350 Mo
Prix: 22 €
Drm: Steam ou aucun sur Gog
Date de sortie: 15/08/2019
| Modifié le le 25 mai 2021
Tout le monde sait ce qui s'étend à l'est de la France : une contrée froide et dangereuse, où la vie est rude et les jeux vidéo exigeants. À l'Est, on ne pond pas des FPS hollywoodiens ou des RPG bucoliques, non. À la place, on élabore des simulateurs d'infanterie pointus et des jeux d'aventure létaux, comme on fabriquerait des pièges. Or, avec Shortest Trip to Earth, des Estoniens comptent bien montrer que si les hommes de l'Ouest peuvent se contenter de la simplicité d'un FTL, les surhommes slaves ont, eux, besoin de jeux d'un autre calibre. Mais complexifier FTL le rend-il vraiment meilleur ?
Onze rôles possibles, huit attributs par arme, dix galaxies à visiter rendent-elles vraiment l'expérience plus amusante ?
La grosse redite à module.
Lorsqu'on a toujours vécu des combats spatiaux en 1 contre 1 dans FTL, difficile de ne pas sourire jusqu'aux oreilles en affrontant pour la première fois trois vaisseaux d'un coup. Ou en installant une serre à côté de la passerelle pour fournir des plantes au bio-réacteur. Ou en se mettant aux commandes d'un vaisseau gigantesque. Ou en débloquant des perks permanentes entre deux parties. Bâti sur des fondations déjà solides, Shortest Trip to Earth a pu piocher dans la liste des fantasmes des fans du genre pour se forger une identité propre. Et quand le jeu tente des choses qui relèvent moins de l'évidence, comme la navigation en temps réel – et non au tour par tour – sur une carte d'un système solaire, il s'agit d'apports bien pensés et soignés, qui s'accordent très bien avec le reste. L'évolution des vaisseaux reste le meilleur exemple de ces innovations réussies : plutôt que des salles fixes et inamovibles, les vaisseaux sont composés d'emplacements de modules. Au joueur d'en trouver pendant la partie et de remplacer ceux qu'il a déjà ! Vaut-il mieux virer l'infirmerie pour faire de la place à un canon supplémentaire ? Un vieux mais solide réacteur doit-il être démonté au profit d'un modèle performant mais fragile ? Voilà le genre de dilemmes que le joueur de Shortest Trip to Earth doit résoudre en permanence.
Info et usage d'info.
Au-delà de ces chouettes mécaniques, les Estoniens d'Interactive Fate ont aussi approfondi tout ce qui concernait la gestion du vaisseau et de son équipage. Il n'y a pas moins de sept ressources (et leurs modules de stockage) à gérer, 10 compétences par matelot et les dégâts sont matérialisés physiquement par des trous dans la coque, alors attention, on ne rigole plus. Et justement, on ne rigole plus. La multiplication des indicateurs à garder à l’œil rend le jeu plutôt lent et dénué de candeur, tandis que la force de FTL résidait au contraire dans sa simplicité et sa maîtrise. Les possibilités très nombreuses offertes par Shortest Trip to Earth sont appréciables, mais fastidieuses à passer en revue. Sans compter qu'un jeu plus ouvert implique aussi un jeu avec plus de ratés et de maladresses, des combats impossibles à gagner parce qu'on ne dispose pas d'un combo d'armes précis, ou des événements aléatoires qui s'enchaînent sans laisser une seconde de répit.