Genre : FPS PvP 1v1
Développeur / Éditeur : Sirius et Léonard Lemaitre (France)
Plateforme dispo : Windows
Téléchargement : 1,3 Go
Date de sortie : 24/10/2024
Langue : anglais
Prix : gratuit
Développeur / Éditeur : Sirius et Léonard Lemaitre (France)
Plateforme dispo : Windows
Téléchargement : 1,3 Go
Date de sortie : 24/10/2024
Langue : anglais
Prix : gratuit
Agar
le 20 novembre 2024
« Tu as les yeux qui brillent quand tu parles de Straftat, ça faisait longtemps que je ne t’avais pas vu comme ça ! », me dit Ellen Replay, ce qui fait plaisir. D’habitude, quand je montre Straftat aux gens, tout ce qu’ils trouvent à dire est « mais c’est quoi ce truc tout moche ? ». Oui, « tout moche », rien que ça. Alors qu’ils sont devant le meilleur FPS de 2024.
Straftat est un FPS multi à un contre un. Et rien d’autre. On lance le jeu, on crée une partie avec un pote ou bien on clique sur « trouver une partie rapide » et pouf, un instant plus tard, on est aux prises avec un adversaire qui va essayer de nous trouer la peau sur l’une des soixante-dix cartes du jeu. Oui, soixante-dix, c’est énorme. D’autant que chaque carte a sa petite particularité. Sur l’une, on se trouve sur des icebergs qui s’enfoncent peu à peu et on doit sauter de l’un à l’autre pour ne pas se noyer.
Dans une autre, on démarre face à face devant un fusil d’assaut très puissant, libre à nous de tenter de nous jeter dessus (et de nous faire massacrer si l’autre parvient à l’atteindre avant) ou de fuir dans l’autre sens pour aller chercher une arme moins puissante et tenter de le prendre par surprise. Dans une autre encore, les seules armes disponibles sont des mines de proximité et un canon-repousseur, pour balancer l’ennemi dans les pièges qu’on lui a tendus.
Dans une autre, on démarre face à face devant un fusil d’assaut très puissant, libre à nous de tenter de nous jeter dessus (et de nous faire massacrer si l’autre parvient à l’atteindre avant) ou de fuir dans l’autre sens pour aller chercher une arme moins puissante et tenter de le prendre par surprise. Dans une autre encore, les seules armes disponibles sont des mines de proximité et un canon-repousseur, pour balancer l’ennemi dans les pièges qu’on lui a tendus.
Salle de shoot
Le seul point commun de toutes ces cartes est leur petite taille. Les rounds sont donc extrêmement brefs : dès qu’un joueur a tué l’autre deux fois, on passe à la suivante et les dés sont jetés à nouveau. C'est pourquoi même quand on tombe sur un adversaire horriblement fort, Straftat n’est pas frustrant : le caractère aléatoire des cartes permet de toujours en trouver une où l'on s’en tirera mieux. Dans le pire des cas, le match est plié en quelques minutes. Le jeu ne cherche jamais à être équilibré, ni à se prendre au sérieux : certaines armes sont bien meilleures que d’autres, quelques-unes relèvent carrément du troll (une SMG qui crache toutes ses munitions d'un coup), et on en change constamment.Comme dans Hotline Miami, une arme vide doit être jetée et remplacée par une autre – l’occasion de moments très drôles où deux types se font face avant de s’apercevoir en même temps que leur flingue est à court de munitions. C’est bien simple, avec ses graphismes à la fois minimaux et surréalistes et son gameplay du même tonneau, Straftat m’a réconcilié avec le FPS PvP et a prouvé que le genre n'est pas condamné à ne plaire qu’à des gamins qui jouent huit heures par jour. C’est pourquoi je vous en supplie, que vous soyez vétéran de Quake 3 ou à la recherche d’un petit jeu sympa sur lequel passer dix minutes en rentrant du boulot, jouez-y. Vous ne serez pas déçu et voudrez sans doute claquer 5 € dans le DLC qui donne accès à des cartes supplémentaires et à une poignée de chapeaux pour décorer la sale trogne du bonhomme patate qui vous sert d’avatar.
Que vous soyez un inconditionnel du FPS en ligne ou bien à la recherche d’un petit jeu pour vous occuper dix minutes, jouez à Straftat. C’est gratuit, simple, accessible, absurde, bizarre. Le meilleur shooter de 2024.