Jeu: Wargames
Genre: série télévisée interactive
Developpeur: Eko (Israël, États-Unis d'Amérique)
Editeur: Eko et MGM
Plateformes dispo: PC Windows, Mac, Linux, iOS
Plateforme test: PC Windows
Langues: anglais (parlé)
Config: n'importe quoi avec une connexion à Internet
Telechargement: 200 Mo
Prix: 3 € en téléchargement ou gratuit avec publicités sur le site officiel
Drm: Steam ou aucun sur le site officiel
Date de sortie: 14/03/2018
Lien : Wargames en visionnage sur Eko
Genre: série télévisée interactive
Developpeur: Eko (Israël, États-Unis d'Amérique)
Editeur: Eko et MGM
Plateformes dispo: PC Windows, Mac, Linux, iOS
Plateforme test: PC Windows
Langues: anglais (parlé)
Config: n'importe quoi avec une connexion à Internet
Telechargement: 200 Mo
Prix: 3 € en téléchargement ou gratuit avec publicités sur le site officiel
Drm: Steam ou aucun sur le site officiel
Date de sortie: 14/03/2018
Lien : Wargames en visionnage sur Eko
Netsabes
le 18 mars 2018
| Modifié le le 25 mai 2021
En 1983 sort Wargames, le nouveau film du réalisateur de La Fièvre du samedi soir, qui parle à la fois de hacking, de jeux vidéo et de guerre nucléaire avec l'URSS, autrement dit des trois grandes passions de la décennie. Trente-cinq ans plus tard, il faut se rendre à l'évidence : la guerre nucléaire n'intéresse plus personne. Alors Wargames a dû se réinventer.
Kelly, alias L1ghtman, est une star du hacking politique : avec ses amis z_a_n_e et Torch, elle utilise ses compétences pour tourner en ridicule les soutiens occidentaux d'un dictateur d'Afrique du Nord. Mais Kelly est aussi une ancienne militaire américaine, fille d'un général et d'une soldate exécutée en Afghanistan. Aussi, quand la présentatrice d'une émission de télé bien à droite accuse sa mère de trahison, L1ghtman reprend du service pour saboter l'émission. En 2018, ce n'est plus Hollywood qui sort ce nouveau Wargames (officiellement « #WarGames », hashtag trop vieux pour ces conneries), ou en tout cas plus tout seul : MGM, qui fournit la licence, est accompagné par Eko, une start-up qui a développé le jeu et tourné les vidéos. Et le réalisateur ? Il s'agit cette fois de Sam Barlow, le créateur de Her Story. Le jeu (découpé en six épisodes) mélange hacking, drones et vie privée sur Internet, autrement dit les trois grandes passions de la décennie. On y suit les aventures de Kelly et de ses amis depuis un point de vue original : les caméras de leurs ordis et téléphones. Quand plusieurs personnages participent à une discussion, qu'ils regardent en même temps la télé et des sites web, l'écran est morcelé en plusieurs fenêtres, ce qui lui donne un petit côté 24 heures chrono. Mais surtout, ces fenêtres sont le seul élément d'interaction du jeu.
Phreak & voyous.
Dans Wargames, contrairement à The Council qui vous noie sous les options, le joueur (spectateur ?) ne possède qu'un seul outil : ses yeux. On ne sait pas trop ce qu'on fait, alors on zoome là où il se passe quelque chose à l'écran, là où quelqu'un parle. Parfois ça influence le scénario (c'est en tout cas ce qu'affirme le jeu). Parfois pas. On ne nous précise jamais à l'avance quand il y a un embranchement, un choix, ni quelles sont les possibilités et leurs conséquences. On pourrait tout aussi bien regarder Wargames de manière entièrement non interactive, à vrai dire. Mais en réalité ça n'a pas vraiment d'importance : les variations de scènes ne changent finalement que des détails et pas l'architecture globale de la saison et de ses épisodes, qui suivent quoi qu'il arrive le même trajet. En un sens, on peut presque voir Wargames comme une critique voilée des jeux Telltale, où il y a certes des embranchements nombreux mais où (en plus du fait que les variations narratives sont en réalité souvent minimes) tout le monde ou presque choisit les mêmes options. Après tout, ce n'est guère surprenant : une fois qu'on a commencé une histoire, on essaye de la poursuivre dans la direction qui semble la plus naturelle. Résultat, tout le monde se retrouve avec le même récit, bien loin de la multitude de possibles promise. Et dans le cas de Wargames, ça veut dire qu'on se retrouve avec une mini-série médiocre d'une heure et demie, certes ambitieuse sur le papier mais guère passionnante à regarder et encore moins intéressante à refaire.
Une fiction interactive l'est-elle toujours (interactive, bien sûr, pas fictionnelle) si l'on en retire presque tous les marqueurs d'interactivité ? Allez savoir. Ce qui est sûr, c'est que le scénario de Wargames n'aurait pas été rendu plus vivant en y ajoutant des QTE.