Cry Me a Soul Reaver

Crystal Dynamics vous a entendus « fort et clair ». Il aura suffi de peu de choses finalement : un quiz de Kahn Lusth qui parle de Legacy of Kain dans la dernière (ou l'avant-dernière, ou même l'avant-avant-dernière, selon arrivage) émission de Canard PC pour qu'immédiatement, Internet se mette en branle. Plus de 100 000 spectateurs (les chiffres de nos replays YouTube sont complètement pipotés par Google) ont répondu à un sondage pour exiger que la licence soit remise en avant. Embracer Group, qui détient maintenant Crystal Dynamics depuis la vente par Square-Enix, est plutôt chaud, déclarant laconiquement y voir un « grand potentiel ». Reste à savoir, maintenant, si les envies se porteront plutôt vers une suite de la licence Blood Omen ou de Soul Reaver. Dans les deux cas, je suis content. N.M. 

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Chair et tendre

Decarnation est un jeu horrifique en pixel art où l’on incarne Gloria, une danseuse de cabaret qui se sent complètement dépossédée de son propre corps en découvrant une statue de bronze à son effigie. Mais ça, vous le saviez sans doute déjà parce que vous regardez religieusement toutes nos émissions en apprenant par cœur chacune des inepties qui sort de la bouche de nos chroniqueurs, et que nous avions invité son développeur principal, Quentin de Beukelaer, en février dernier. Ce que nous ne savions pas encore en revanche, c’est que la sortie est prévue pour mai sur PC et Switch – c’est à-dire la saison parfaite pour « affronter des monstres tout droits sortis des sombres recoins de votre âme », comme on avait pu l’entrevoir dans un démo plutôt prometteuse disponible sur Steam. ER.

En début de mois, notre rédacteur bien-aimé Perco – que nous surnommons désormais « Madame Irma » ou « Paul le Poulpe », selon les jours – déclarait que Valve était en train de plancher sur un deuxième Counter-Strike. Le jeu vient tout juste d’être officialisé pour l’été 2023, et Perco est désormais disponible pour prédire votre avenir et apaiser vos tensions conjugales (moyennant une tablette de Chocoletti par problème résolu, précise-t-il). ER.
À l’impôt-cible nul n’est tenu

Dans un monde où il existe des jeux d’aventure sur des petits navets trop mignons qui fraudent le fisc ou des deck buildings qui vous permettent d’utiliser une machine à sous pour payer votre loyer et renverser le capitalisme, y a-t-il quelque chose de réellement surprenant à voir apparaître un titre comme Tax Heaven 3000, un dating sim qui vous propose de remplir vos impôts pour 2022 (si vous êtes Américain, du moins) ? Le jeu, qui vous permet de discuter avec une charmante jeune femme désireuse de vous aider à vous acquitter de cette lourde tâche administrative, a été banni de Steam un jour et demi après sa mise en ligne. La sortie est quand même toujours prévue pour le 4 avril – ce qui signifie que ce n’est donc pas un poisson d’avril, et que plus rien ne peut me surprendre dans ce drôle de monde. ER.

Un travail de long Alien

Je ne vais pas vous refaire un énième laïus pour vous expliquer qu’Alien : Isolation constitue la meilleure adaptation de l’une des plus grandes franchises cinématographiques de tous les temps (désolée, j’ai menti, je suis physiquement incapable de ne pas évoquer la supériorité d’Alien : Isolation dès que l’occasion se présente), mais ça fait toujours plaisir de voir des développeurs continuer d’essayer de le détrôner. Les derniers en date font partie du studio Tindalos Interactive, et ils viennent d’annoncer la sortie d’Aliens : Dark Descent, un jeu de stratégie en temps réel, pour le 20 juin. La première vidéo de gameplay révèle qu'on y incarnera un commandant à la tête d'une escouade de marines musculeux, en charge d’enquêter sur une prolifération de xénomorphes. Il y aura un sound design visqueux à souhait, des androïdes et toutes sortes de créatures qui voudront vous réduire en charpie (la mort est d'ailleurs permanente pour chacun de vos soldats) – en revanche, aucune annonce de placard dans lequel le joueur pourra s’enfermer en pleurant toutes les larmes de son corps, mais on ne peut pas tout avoir. ER.

L'organisme australien de classification des jeux vidéo a rendu son verdict : Starfield sera interdit aux moins de 18 ans au pays des marsupiaux. En cause, de nombreuses références à une drogue imaginaire, ce qui, sans doute, risque d'inciter les enfants à prendre de la vraie drogue pour halluciner un monde où ils pourraient consommer cette drogue fictive. LFS
Matt, Steve, Pete, Andrei et Alan. Cinq hommes qui, tels les cinq Beatles (John, John, George, Ringo et Jean-Michel), sont aussi anglais qu'inséparables. Après avoir quitté Criterion, ces devs dans le vent viennent de fonder leur nouveau studio, Fuse Games. Lequel, insistent ses créateurs dont on sent qu'ils en ont marre des Burnout, ne devrait pas développer de jeux de bagnoles. LFS.
Kawai haï

Comme dit l'adage (qui n'a pas dû être écrit par une personne très gaie), « tous les bonheurs se ressemblent, mais toutes les peines sont différentes ». Le Wholesome Direct nous en apportera une nouvelle fois la preuve en juin prochain avec une nouvelle soirée consacrée aux jeux « qui font du bien », comprendre : des centaines de machins qui utilisent tous la même DA kawaii pastel à tel point qu'après vingt minutes de show il est devenu impossible de les différencier. LFS.

Hacker et à cris

Un truc que j’adore dans les séries, c’est ce moment où un mec du FBI demande à un passant « eh mec, tu voudrais pas acheter une bombe ? », qu’il répond « chais pas, ouais pourquoi pas » et que là paf, les flics sortent de partout, l’arrêtent et l’envoient à l’ombre pour le restant de ses jours. Eh bien, c’est à ce même genre d’astuce, dont on se demande comment il peut être légal dans un état de droit, que Valve a récemment reconnu avoir recours. Dota 2 stocke en effet une petite quantité de données inutiles dans un endroit de la mémoire que le jeu ne lit jamais. Pourquoi, me demanderez-vous ? Tout simplement pour que, dans le cas où cette partie de la mémoire serait lue, le jeu puisse immédiatement en conclure que l’utilisateur a recours à un programme de triche et qu’il convient donc de bannir le malandrin. LFS.

Les ninjas et le costard

Lors de l’annonce des résultats financiers de ce début d’année, Andrew Slabin, vice-président exécutif de la stratégie globale d'investissement (sic) chez Warner Bros., s’est légèrement emporté et, après s’être félicité des bons chiffres de Hogwarts Legacy, a expliqué aux actionnaires que ce n’était que le début, puisque Mortal Kombat 12 allait également faire un carton cette année, cela alors que ni la date de sortie du jeu, ni même son existence n’avaient encore été confirmées. Et là je suis désolé, c’est peut-être classiste et tout et tout, n’empêche que le leak d’un jeu a beaucoup moins de gueule quand il est commis par un développeur en hoodie que par un cadre en costard cravate, a fortiori quand ledit cadre bosse à la direction de la boîte qui produit le jeu en question. LFS.

Stadia terminal

L'histoire de Stadia — à part pour les comptables de Google —, c'est un peu l'inverse d'un film d'horreur : alors que dans les films le monstre qu'on croyait mort surgit du placard, ici la bête déjà morte, ô surprise, crève une deuxième fois. Stephen Totilo, journaliste pour Axis, nous apprend en effet que la plateforme de cloud gaming de Google qu’on croyait morte ne l’était pas vraiment. Google avait en effet pensé vendre l’infrastructure (qui, il faut le reconnaître, fonctionnait plutôt bien) en marque blanche pour permettre à d’autres entreprises souhaitant fournir des jeux en streaming de l’utiliser. L’idée, pourtant bonne, a fait long feu, et le projet été annulé alors même qu’on apprenait son existence. LFS.

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Stalker 2 : Heart of Chornobyl - En route pour une deuxième couche de zone

Des troupeaux de chiens faméliques qui errent au beau milieu d’un champ de ruines radioactives, une petite cahute perdue sur un parterre de coquelicots sauvages, un parc d’attractions laissé à l’abandon, un personnage qui se fait déchiqueter dans un marécage peuplé de cochons mutants : il y avait déjà de quoi trépigner face aux premières images de Stalker 2, dont la sortie a été plusieurs fois repoussée depuis le début de la guerre en Ukraine.

Redfall - Buffy trop garni ?

« Trouve-moi tout ce que tu peux sur Redfall. Tout le monde a envie de savoir si c’est Left 4 Dead avec une moustache ou Far Cry 3 avec un faux-nez. » Voilà la consigne d’Ellen Replay et voilà pourquoi c’est elle la cheffe : la capacité à identifier le problème.

Coffee Talk Episode 2 : Hibiscus & Butterfly - Infusion, deuxfusion

Bip bipbrrrrrrrrmtchhhhhhh – Bonjour monsieur, installez-vous ! Je suis à vous dans un instant. tchhhhbrrrrmfshhhhh – Et voilà madame, votre cappuccino à emporter, comme convenu. Attendez – voooosh – votre fleur préférée dessinée dans le lait, pour porter chance. Et bonne journée ! - ding ding – Monsieur, c’est à nous. Vous avez choisi ?

Mewgenics - The Binding of Whiskas

Comme le dit probablement l'une de ces fables de La Fontaine que personne ne connaît et qui porte un nom grotesque du genre Le Coucou et l'Hippopotame : « Rien ne sert de faire beaucoup, il convient de faire bien. » Ainsi d'Edmund McMillen qui, en une poignée de jeux, dont un en Flash et un spin-off, a su s'imposer, à tel point que chacun de ses projets est désormais un événement, même lorsque ledit projet est complètement perché.

Atomic Heart - Il est presque Prey

Pendant cinq ans, Atomic Heart est resté nimbé d’une aura de mystère. Lorsque le jeu s’est dévoilé par bribes, il a laissé apercevoir une sorte de BioShock soviétique. Sauf que la fois d’après, on pensait plutôt à un Stalker linéaire. Et puis à un Half-Life ouvert. Bref, on était largués. Jusqu’à ce que mi-janvier, un mois avant la sortie officielle, le studio Mundfish nous invite à jouer plusieurs heures à Atomic Heart pour en avoir le cœur atomique net une bonne fois pour toutes.