Libéré, délivré

« Le succès commercial et critique de Tiny Tina's Wonderland a dépassé toutes nos espérances et a constitué un grand succès pour Gearbox », a expliqué, des larmes dans les yeux, le patron du studio Randy Pitchford durant l'assemblée générale de sa maison mère Embracer Group. « Nous tenons, c'est évident, une nouvelle franchise, dont les futurs épisodes sont d'ores et déjà en cours de développement », a-t-il continué, contenant à peine ses sanglots. Puis, sans prendre le temps d'en dire davantage au sujet de ces futurs épisodes, Randy est parti marcher au milieu d'un champ, est tombé à genoux, a embrassé le sol et remercié Dieu d'enfin avoir levé la malédiction qui, depuis 17 ans, condamnait à l'échec tout jeu Gearbox qui n'était pas un nouveau Borderlands. LFS

Dernières news jeu vidéo

L'organisme australien de classification des jeux vidéo a rendu son verdict : Starfield sera interdit aux moins de 18 ans au pays des marsupiaux. En cause, de nombreuses références à une drogue imaginaire, ce qui, sans doute, risque d'inciter les enfants à prendre de la vraie drogue pour halluciner un monde où ils pourraient consommer cette drogue fictive. LFS
Matt, Steve, Pete, Andrei et Alan. Cinq hommes qui, tels les cinq Beatles (John, John, George, Ringo et Jean-Michel), sont aussi anglais qu'inséparables. Après avoir quitté Criterion, ces devs dans le vent viennent de fonder leur nouveau studio, Fuse Games. Lequel, insistent ses créateurs dont on sent qu'ils en ont marre des Burnout, ne devrait pas développer de jeux de bagnoles. LFS
Kawai haï

Comme dit l'adage (qui n'a pas dû être écrit par une personne très gaie), « tous les bonheurs se ressemblent, mais toutes les peines sont différentes ». Le Wholesome Direct nous en apportera une nouvelle fois la preuve en juin prochain avec une nouvelle soirée consacrée aux jeux « qui font du bien », comprendre : des centaines de machins qui utilisent tous la même DA kawaii pastel à tel point qu'après vingt minutes de show il est devenu impossible de les différencier. LFS

Hacker et à cris

Un truc que j’adore dans les séries, c’est ce moment où un mec du FBI demande à un passant « eh mec, tu voudrais pas acheter une bombe ? », qu’il répond « chais pas, ouais pourquoi pas » et que là paf, les flics sortent de partout, l’arrêtent et l’envoient à l’ombre pour le restant de ses jours. Eh bien, c’est à ce même genre d’astuce, dont on se demande comment il peut être légal dans un état de droit, que Valve a récemment reconnu avoir recours. Dota 2 stocke en effet une petite quantité de données inutiles dans un endroit de la mémoire que le jeu ne lit jamais. Pourquoi, me demanderez-vous ? Tout simplement pour que, dans le cas où cette partie de la mémoire serait lue, le jeu puisse immédiatement en conclure que l’utilisateur a recours à un programme de triche et qu’il convient donc de bannir le malandrin. LFS

Les ninjas et le costard

Lors de l’annonce des résultats financiers de ce début d’année, Andrew Slabin, vice-président exécutif de la stratégie globale d'investissement (sic) chez Warner Bros., s’est légèrement emporté et, après s’être félicité des bons chiffres de Hogwarts Legacy, a expliqué aux actionnaires que ce n’était que le début, puisque Mortal Kombat 12 allait également faire un carton cette année, cela alors que ni la date de sortie du jeu, ni même son existence n’avaient encore été confirmées. Et là je suis désolé, c’est peut-être classiste et tout et tout, n’empêche que le leak d’un jeu a beaucoup moins de gueule quand il est commis par un développeur en hoodie que par un cadre en costard cravate, a fortiori quand ledit cadre bosse à la direction de la boîte qui produit le jeu en question. LFS

Stadia terminal

L'histoire de Stadia — à part pour les comptables de Google —, c'est un peu l'inverse d'un film d'horreur : alors que dans les films le monstre qu'on croyait mort surgit du placard, ici la bête déjà morte, ô surprise, crève une deuxième fois. Stephen Totilo, journaliste pour Axis, nous apprend en effet que la plateforme de cloud gaming de Google qu’on croyait morte ne l’était pas vraiment. Google avait en effet pensé vendre l’infrastructure (qui, il faut le reconnaître, fonctionnait plutôt bien) en marque blanche pour permettre à d’autres entreprises souhaitant fournir des jeux en streaming de l’utiliser. L’idée, pourtant bonne, a fait long feu, et le projet été annulé alors même qu’on apprenait son existence. LFS

Épique de fréquentation

Des années après Steam, qui avait ouvert les portes de l'Enfer en permettant à tout un chacun de vendre des jeux dans sa boutique, c'est au tour d'Epic de franchir l'huis infernal. Ce qui, soyons honnêtes, est quand même beaucoup moins classe : descendre en Enfer en deuxième place, façon Poulidor chez Hadès, c'est un peu cheap, quasiment comme tomber sur une maison dont la porte a été fracturée par des cambrioleurs et en profiter pour rentrer et voler un cendrier. Mais passons. L'important est qu'il sera désormais possible, en échange de 100 euros de frais de dossier, de vendre n'importe quel jeu sur l'Epic Games Store. Et que monsieur Epic, dans sa grande mansuétude, ne prélèvera que 12 % du prix de vente pour le mettre dans les poches de sa vareuse. LFS

N'est pas mort ce qui à jamais dort

Dans un spasme cadavérique si inattendu qu'il aurait fait sursauter le plus blasé des médecins légistes, Dead Island 2, le jeu de zombies de Techland, euh non pardon de Yager, euh non pardon de Sumo Digital, attendez non désolé de Dambuster Studios, en tout cas le jeu de zombie de Deep Silver, son éditeur qui a le mérite de n'avoir pas lâché le jeu durant toutes ces années et tous ces changements de studios, va sortir en avance. Non non, ce n'est pas une blague. S'il verra bien le jour plus de huit ans après avoir été annoncé, Dead Island 2 sera disponible le 21 avril prochain et non le 28 comme annoncé à l'origine. LFS

AB Productions

Que d’aventures dans Le Miracle de l’amour. Pour rappel : Microsoft rachète Activision Blizzard (AB) – et donc la franchise Call of Duty – pour l’équivalent du PNB de la Zambie, mais tout un tas d’autorités de la concurrence à cravates se penchent sur la question. Sony fulmine, persuadé que les Call of deviendront des exclus Xbox, Phil Spencer promet : « Pas du tout ! J’offre un deal pour dix ans, d’ailleurs on a fait pareil pour Nintendo ! », Sony réplique : « Et qu’est-ce que qui me dit que tu vas pas sortir une version buguée sur nos machines ? », Microsoft s’étrangle : « Après tout ce qu’on a vécu, comment peux-tu dire ça ? Laisse-moi vivre mon amour avec AB ! », et Hélène décide d’aller à la cafèt'. Dernier rebondissement, un tweet dans lequel Lulu Cheng Meservey, dircom d’AB, cite (sans preuve) Jim Ryan, CEO de Sony : « Je ne veux pas d’un nouvel accord Call of Duty. Je veux juste bloquer cette fusion. » Quelle série, mais quelle série ! P.

Starfield « Skyrim dans l’espace » a une date de sortie officielle : le 6 septembre. Soit vingt jours avant mon anniversaire, ce qui, avec le nouveau système horaire en 2330 dans les Systèmes Coloniaux, ne fait plus que deux heures. Ce sera donc déjà la même journée. Je dis juste ça comme ça, hein. P.
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Stalker 2 - En route pour une deuxième couche de zone

Des troupeaux de chiens faméliques qui errent au beau milieu d’un champ de ruines radioactives, une petite cahute perdue sur un parterre de coquelicots sauvages, un parc d’attractions laissé à l’abandon, un personnage qui se fait déchiqueter dans un marécage peuplé de cochons mutants : il y avait déjà de quoi trépigner face aux premières images de Stalker 2, dont la sortie a été plusieurs fois repoussée depuis le début de la guerre en Ukraine.

Redfall - Buffy trop garni ?

« Trouve-moi tout ce que tu peux sur Redfall. Tout le monde a envie de savoir si c’est Left 4 Dead avec une moustache ou Far Cry 3 avec un faux-nez. » Voilà la consigne d’Ellen Replay et voilà pourquoi c’est elle la cheffe : la capacité à identifier le problème.

Coffee Talk Episode 2 : Hibiscus & Butterfly - Infusion, deuxfusion

Bip bipbrrrrrrrrmtchhhhhhh – Bonjour monsieur, installez-vous ! Je suis à vous dans un instant. tchhhhbrrrrmfshhhhh – Et voilà madame, votre cappuccino à emporter, comme convenu. Attendez – voooosh – votre fleur préférée dessinée dans le lait, pour porter chance. Et bonne journée ! - ding ding – Monsieur, c’est à nous. Vous avez choisi ?

Mewgenics - The Binding of Whiskas

Comme le dit probablement l'une de ces fables de La Fontaine que personne ne connaît et qui porte un nom grotesque du genre Le Coucou et l'Hippopotame : « Rien ne sert de faire beaucoup, il convient de faire bien. » Ainsi d'Edmund McMillen qui, en une poignée de jeux, dont un en Flash et un spin-off, a su s'imposer, à tel point que chacun de ses projets est désormais un événement, même lorsque ledit projet est complètement perché.

Atomic Heart - Il est presque Prey

Pendant cinq ans, Atomic Heart est resté nimbé d’une aura de mystère. Lorsque le jeu s’est dévoilé par bribes, il a laissé apercevoir une sorte de BioShock soviétique. Sauf que la fois d’après, on pensait plutôt à un Stalker linéaire. Et puis à un Half-Life ouvert. Bref, on était largués. Jusqu’à ce que mi-janvier, un mois avant la sortie officielle, le studio Mundfish nous invite à jouer plusieurs heures à Atomic Heart pour en avoir le cœur atomique net une bonne fois pour toutes.