Pourquoi Electronic Arts a-t-il tenu à sortir Titanfall 2 quelques jours à peine après le mastodonte Battlefield 1 ? Une semaine tout juste avant le nouveau Call of Duty ? Était-ce un suicide déguisé ? Et si, au contraire, c'était une volonté des développeurs de Respawn de comparer volontairement leur jeu à celui d'Activision, qu'ils ont quitté à grand bruit (voir encadré) ? C'est que les deux jeux, le Titanfall 2 de Respawn comme le Call of Duty 13 : Infinite Warfare d'Infinity Ward, ont énormément de points communs, notamment celui-ci, essentiel : tous deux tentent de sortir du moule dans lequel ils sont coincés, où tout le monde les met par défaut, par habitude. Je ne parle pas seulement du thème futuriste, même si dans le cas de Call of Duty 13 c'est le changement le plus évident par rapport à ses prédécesseurs, mais également de modifications profondes des mécaniques de jeu. Comme si, après une douzaine d'années de Call of Duty atrocement similaires, Activision tentait enfin de renouveler la formule. Et pourtant, au même moment, c'est d'ailleurs que vient la surprise. Car disons-le tout de suite : personne ne s'attendait à ce que la campagne de Titanfall 2 ait le moindre intérêt. Le premier épisode n'avait même pas de solo ! Et pourtant, avec leur première campagne en solitaire depuis 2009, les développeurs de Respawn donnent une petite leçon à tout le monde. Tenez, la meilleure comparaison possible serait de dire qu’il s'agit de Portal 2 avec des flingues. Et excepté l'humour, pas absent mais très en dessous de celui du jeu de Valve, Titanfall 2 réussit tout aussi bien.