Nous étions en septembre 2015. Nous portions en étendard notre jeunesse et notre insouciance, la vie nous souriait encore, et nous lui souriions en retour. Bounty Train, développé par une équipe canadienne sous le regard bienveillant de l'éditeur allemand Daedalic, était sorti en accès anticipé sur Steam, plein de promesses de conquête de l'Ouest et de grandes aventures. Dans la peau de Walter Reed, jeune homme dont le père venait de mourir, bouillie de pixels vue à l'isométrique, vous partiez à la recherche de vos proches afin de réunir les parts de la compagnie de chemin de fer créée par votre défunt paternel. Le premier volet du jeu, sorte de simulation commerciale qui consistait à acheter dans une gare pour revendre dans une autre, à transporter des passagers et à accepter différentes missions Fedex des uns et des autres, semblait déjà solide. Elle n'a d'ailleurs pas profondément changé. Nous étions plus prudents quant à l'autre pan du jeu : les combats en temps réel, qui mélangeaient fusillades et empoignades au corps à corps, capacités spéciales, extinction d'incendie, couvert, et vitesse du train, le tout géré entièrement à la souris nous paraissait un tantinet complexe. Corbie Games nous a entendus, propose désormais de mettre en pause, le temps de décider quoi faire, et même de personnaliser très finement la difficulté selon une demi-douzaine de paramètres. On se demande un peu ce qui leur a pris tant de temps et ce qu'ils attendent désormais pour sortir. Addendum : Daedalic semble nous avoir entendus, puisque nous apprenons au moment de boucler ce numéro que Bounty Train sera disponible à la vente dès le 16 mai. RDV au test.