Il y a quelque chose de fascinant à observer l'évolution des walking simulators (à défaut de meilleur terme) en quelques années. De l'eau a coulé sous les ponts depuis Dear Esther et pourtant, fondamentalement, les règles de base du genre n'ont pas bougé. Côté interactions, ce sont toujours des jeux en vue subjective, sans ou avec très peu d'action ou de puzzles (au contraire des FPS et des jeux à la Portal), où l'on se balade dans un monde rempli de détails (mais vide d'êtres vivants), qui nous renseignent autant sur le récit principal que sur les détails de ses circonstances. Côté récit justement, et c'est là le plus surprenant, on trouve toujours un protagoniste seul, qui ne croise personne d'autre, et qui découvre au cours du jeu un grand mystère (le plus souvent, mais pas toujours, il s'agit pour le protagoniste amnésique de se rendre compte qu'il est responsable d'une tragédie). Dear Esther, The Vanishing of Ethan Carter, Gone Home, Adr1ft, Everybody's Gone to the Rapture, Amnesia : A Machine for Pigs, même Firewatch... tous suivent un récit tourné plus vers le passé que le présent (récemment, seul Virginia proposait enfin une autre approche). What Remains of Edith Finch n'y fait pas non plus exception (son titre annonce d'ailleurs la couleur), mais tente cependant de faire bouger les lignes du côté des interactions.