Annoncé très récemment par une bande de développeurs qui ont quitté leur poste chez de gros éditeurs pour passer indés, Abandon Ship a tout pour me faire de l’œil. Et non : pas parce que je m’y connais en navigation, vu que c’est dans mes gènes et que le golfe du Morbihan c’était pas loin, gnagnagna, mais parce qu’avec son petit mélange d’exploration et de combats tactiques, le jeu a l’air d’un Pirates! qui aurait gobé FTL : Faster Than Light. Et que ça, ça suffit à me mettre en émoi. De l’univers d’Abandon Ship, on ne sait pas encore grand-chose, si ce n’est qu’il s’agira d’un monde imaginaire pas dénué de surnaturel – comme en témoigne l’attaque du navire par un immense kraken dans la vidéo de lancement –, menacé par un gros truc sombre et irrémédiable. Apocalypse, Ragnarök, grand ancien poulpesque, on n’en sait trop rien, mais cela mettra tout le monde d’accord. À bord de son navire, le joueur explorera les océans, ses nombreux biomes (arctiques, tropicaux, volcaniques...) générés de façon procédurale, mais agrémentés de quelques zones faites main, et y accomplira diverses quêtes. La navigation y sera libre, mais pas question de parler de bac à sable aux développeurs, qui insistent sur la présence d’une quête principale bien identifiée (empêcher la fin du monde, en gros), d’une fin qui l’est tout autant et d’une mort permanente qui amène le titre à braconner sur les terres du rogue-like.