Soudain, un éclat de voix (charismatique, autoritaire quoique accessible, douce et aimante, grave et profonde sans pour autant laisser craindre un cancer de la gorge, bref, ma voix) fend l'air dans la rédaction : « C'est quand même pas mal, Into The Breach ! » Une petite voix faiblarde, chétive, cassée et toussotante (celle d'ackboo), répond : « Oui enfin bon, c'est juste un jeu d'échecs. » Certes, et dans ce cas Starcraft est une canasta. Into The Breach n'est autre que le nouveau jeu des deux créateurs (rassemblés sous la bannière Subset Games) de FTL : Faster Than Light. Et ITB n'a pas grand rapport avec le rogue-like, puisqu'il s'agit d'un jeu d'échecs. Oh, ça va, on rigole. Plus sérieusement : dans ITB, ça se passe assez mal pour l'humanité, attaquée par des monstres géants (insectes à la chitine radioactive, mégablobs du futur et autres machins peu cordiaux) qui sortent du sol et décident de tout boulotter. Seule chance de survie face à la perspective de terminer digéré par les sucs acides d'un criquet de quarante mètres : trois pilotes de tanks et de méchas, qui vont protéger les dernières villes humaines en explosant les cafards.