D'ordinaire, sortir d'accès anticipé demande des préparations minutieuses. Il faut débarrasser le jeu de toutes ses scories et proposer des nouveautés excitantes, de quoi convaincre de passer à la caisse tous les joueurs qui attendaient la version finale. Bien sûr, rien de tout ça ne concerne Playerunknown's Battlegrounds (PUBG). Déjà racheté vingt-cinq millions de fois, le battle royale qui parachute cent joueurs sur une île bourrée d'armes n'a pas grand-chose à carrer de réussir son lancement. La preuve : à l'exception d'une toute nouvelle carte (toujours pas confirmée pour le 20 décembre à l'heure où nous mettons sous presse), les nouveautés phare de cette version 1.0 seront l'arrivée d'une killcam et la possibilité d'escalader les petits obstacles, ce qui ne bouleverse pas vraiment le jeu. Rien de grave, les combats punitifs et la tension qui imprègnent chaque partie fonctionnent déjà à merveille, mais une question se pose tout de même : ne manquait-il vraiment que ces deux ou trois petits ajouts pour amener PUBG à un niveau de finition acceptable ? Et hop, pendant que vous réfléchissez à la réponse (« non »), BOUM c'est la fin du paragraphe, effet dramatique maximal.